Résumé

Alfred Driou Jeanne Hachette ou L'héroïne de Beauvais (1868)

En même temps, avisant un soudard qui, porteur d'une bannière aux armes du duc, allait atteindre à l'écart le parapet, et pénétrer par un créneau, la belle jeune femme, inspirée d'un sublime courage, se précipita comme la Minerve de la fable, et saisissant d'une main ferme le drapeau qui flottait, de l'autre frappa de sa terrible hachette sur la tête, sur le cou, sur l'épaule du soldat, et le fit tomber mort au plus profond du fossé. Agitant alors l'étendard enlevé aux ennemis :
- Sus, sus aux Bourguignons! s'écria-telle avec une énergie sauvage, sauvons Beauvais, sauvons la France.
Source : Gallica

Alfred Driou Jeanne Hachette ou L'héroïne de Beauvais (1868)

Plus modeste, mais aussi plus fervent, l'évêque de Beauvais, suivi de son clergé, après avoir prié, lui aussi, pendant que le combat devient sanglant et meurtrier, apporte sur le rempart, en grande pompe, et sans que la peur fasse reculer personne, lachasse de sainte Andragesme. Alors, aux cris des combat, tants, aux clameurs des ennemis, aux sanglots des mourants, se mêlent les pieux accents de la prière et de la foi. Celle châsse précieuse, vénérée par les uns, devient pour les autres un but d'outrages et de railleries. Mais aux paroles se joignent bientôt les
actes impies.
Source : Gallica

Alfred Driou Jeanne Hachette ou L'héroïne de Beauvais (1868)

Notre bon roi Louis XI ! C'est vous, Mérédith, qui parlez ainsi d'un prince qui n'a pas craint de mettre en révolte des sujets contre leur roi, de rebeller des seigneurs illustres, les ducs de Bourbon et d'Alençon, les comtes de Vendômeet de Dunois, les sires de La Trémoille, de Chaumont, de Gié, et des capitaines de bandouilliers vis à-vis de leur suzerain ? C'est vous qui appelez bon un fils qui force son noble père à se faire mourir de faim 7.
Source : Gallica

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