Résumé

Fanny Dénoix Jeanne Hachette ou le Siège de Beauvais

Ce n’était pas l’ambition, ce n’était pas l’intérêt, ce n’était pas un fanatisme religieux, ce n’était pas même l’amour qui dirigeait le bras de Jeanne Laisné, lorsque d’un coup de sa hachette elle abattit celui du soldat qui plantait audacieusement le drapeau du duc de Bourgogne sur les remparts de Beauvais. Ce n’était, ce ne pouvait être que l’amour de son pays !
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Fanny Dénoix Jeanne Hachette ou le Siège de Beauvais

On crie à la victoire, on crie à la détresse ;
Sous cent formes la mort s’environne d’horreurs,
Et l’écho retentit de confuses clameurs.
Des assaillans vainqueurs s’avancent les cohortes.
De la ville alarmée elles touchent les portes,
Quand du haut des remparts son peuple belliqueux
Jette sur leur passage un déluge de feux.
Un incendie éclate, et la porte enflammée
En barrière brûlante apparaît transformée.
Les hardis Bourguignons tentent de la franchir,
Mais ici leur courage est forcé de fléchir
De Charles indigné la présence soudaine,
Malgré l’ardente flamme au combat les ramène.
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Fanny Dénoix Jeanne Hachette ou le Siège de Beauvais

Dans le temple sacré portent leurs flots épars,
Implorant à genoux le monarque suprême
Qui commande à la terre, au ciel, à l’enfer même ;
Qui, lorsque Goliath s’avançait triomphant,
Accorda la victoire aux armes d’un enfant ;
Qui donne au plus petit la valeur et l’audace
Quand il veut l’entourer du rempart de sa grace.
Une vierge timide était au milieu d’eux :
À l’autel d’Angadrême elle adressait ses vœux ;
Son cœur était rempli de cette foi sincère
Qui du ciel irrité détourne la colère.
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