Résumé

C. H.,  Guillemine : idylle bourgeoise (1878)

“ Ces remparts, glorieux dans une autre saison, Gênent parfois ses vœux ainsi qu'une prison ; Elle voit, d'un regard qui n'est pas toujours tendre, Saint-Servan, sa rivale, à ses côtés s'étendre; Mais son poste avancé qui garde notre seuil, Ce vieux poste d'honneur rassure son orgueil : Son rocher lui suffit; car son nom seul encore, L'Océan le connaît et l'Océan l'honore.
Souvent, gens de la mer, lorsque vous approchez De ce rocher, gardé par tant d'autres rochers, Vous sourcillez; le flot s'y cabre; ces parages Sont durs à parcourir et féconds en naufrages ; La peine est près du but.
”
Source : Gallica

C. H.,  Guillemine : idylle bourgeoise (1878)

“ Ce jour-là, j'imagine, La Rance, flot propice aux penchants amoureux, D'un magique rayon s'illumina pour eux.
Rouvâz, dès le début, s'était mis à leur dire : « Allez à l'autre bout, crainte qu'on ne chavire ! »
Il avait allumé sa pipe, et maintenant Il semblait à moitié dormir en gouvernant.
Mais peu d'instants après il rit, le bon apôtre !
Quand il vit les enfants assis l'un près de l'autre S'éviter, s'observer, puis Alan, le grand sot!.
S'avancer, puis faiblir, puis engager l'assaut,
Puis Guillemine, avec une crainte charmante, Ramener sur son front la cape de sa mante.
”
Source : Gallica

C. H.,  Guillemine : idylle bourgeoise (1878)

“ De vrai, je me croyais, Alan, plus fatigué, Reprit Rouvâz. Parbleu ! quand on fut sage et sobre, La vieillesse ressemble au plus beau mois d'octobre ; L'arbre, en se dépouillant, garde encor sa vigueur : L'écorce peut sécher, mais la séve est au cœur!.
Guillemine! Eh! fais-nous monter une bouteille De vin, et ne crains pas non plus qu'elle soit vieille !
”
Source : Gallica

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