C. H., Guillemine : idylle bourgeoise (1878)
“ Ces remparts, glorieux dans une autre saison, Gênent parfois ses vœux ainsi qu'une prison ; Elle voit, d'un regard qui n'est pas toujours tendre, Saint-Servan, sa rivale, à ses côtés s'étendre; Mais son poste avancé qui garde notre seuil, Ce vieux poste d'honneur rassure son orgueil : Son rocher lui suffit; car son nom seul encore, L'Océan le connaît et l'Océan l'honore. Souvent, gens de la mer, lorsque vous approchez De ce rocher, gardé par tant d'autres rochers, Vous sourcillez; le flot s'y cabre; ces parages Sont durs à parcourir et féconds en naufrages ; La peine est près du but. ”
