Résumé

Nicolas-Joseph Creton Le bonheur domestique , élégie couronnée par l'Académie d'Amiens… (1826)

La fin de l'aimable repas Annonçait l'heure du mystère ; Vers notre asyle solitaire Déjà je dirigeais tes pas.
Mais , les premiers feux de l'aurore Chassent les enfans du sommeil.
Que ne puis-je arrêter encore L'ombre qui fuit à mon réveil!
Fuis aussi, trompeuse espérance !
Un vain songe abusait mes vœux ; Et je perds, en ouvrant les yeux Le seul bien qui reste à l'absence.
Il a méconnu le bonheur Celui qui de l'hymen a redouté la chaîne :
Nul ne brise le joug de la misère humaine, Mais de la vie on peut cueillir la fleur.
Source : Gallica

Nicolas-Joseph Creton Le bonheur domestique , élégie couronnée par l'Académie d'Amiens… (1826)

Quand la mort eut couvert du voile funéraire Le premier né de nos amours, « Et l'homme, dis-je, aspire au bonheur d'être père « Qui réserve de tels retours !
« Que jamais notre encens, pour des vœux si funestes, «Ne monte jusqu'à l'Éternel !
« Conservez dans la tombe , ô déplorables restes , « Mon dernier baiser paternel. »
Mais le tems adoucit l'amertume des larmes
Et le sentiment de nos maux ; Le tems à notre hymen offrit de nouveaux charmes Et promit des gages nouveaux.
Source : Gallica

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