Nicolas-Joseph Creton Lettres d'un exilé à un magistrat… (1852)

Si du moins, pour préconiser la force et le pouvoir absolu, on n'eût trouvé que des hommes à jeunesse orageuse, des insolvables, des écrivains sans foi, en un mot, cet entourage de César, si bien caractérisé par Cicéron, les victimes de haines aveugles seraient moins profondément affligées ; mais, il faut bien le dire, des hommes dont nous avons
honoré le talent et le caractère, en bien petit nombre sans doute, mais enfin quelques-uns, sont venus en aide à ceux qui ont pris pour devise cette maxime célèbre, que le droit peut être violé quand il s'agit de régner.
Source : Gallica

Nicolas-Joseph Creton Deuxième Lettre d'un exilé à un magistrat… (1852)

J'aurai constamment à insister sur cette idée, qu'il n'y a point de véritable démocratie sans liberté, et que les nations très civilisées, lorsqu'elles ont eu le malheur de se laisser subjuguer par le pouvoir absolu d'un seul homme, tombent nécessairement dans une immoralité de plus en plus profonde, à moins qu'elles ne parviennent à réagir contré le despotisme par les moyens les plus énergiques.
Source : Gallica

Nicolas-Joseph Creton Deuxième Lettre d'un exilé à un magistrat… (1852)

Les biens auxquels l'homme doit aspirer sur la terre peuvent être classés dans l'ordre suivant : La connaissance de Dieu et de soi-même, les bonnes moeurs, la liberté n'ayant d'autre limite que le droit d'autrui et la nécessité de maintenir l'ordre social, enfin, l'égalité consistant dans le droit donné à tous de s'élever dans les limites des forces que la Providence a départies à chacun, sans que la loi politique ou la loi civile apportent le moindre obstacle à ce progrès.
Source : Gallica

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