Jean Baptiste Daumier

Résumé

Jean Baptiste Daumier Un matin de printemps , poëme… (1815)

Mais un Dieu qui n'est que bienfaisant, ne pouvait suffire à l'imagination d'un être qui porte en lui-même le germe de toutes les passions : soudain des nuages groupés s'élèvent du sein des mers; le soleil se voile, l'orage éclate, la foudre gronde, et la chaumière de l'homme épouvanté n'est plus à ses yeux qu'un triste monceau de cendres !
Aussitôt la terreur ne lui montre, dans tout ce qui vient de le frapper, que les effets de la vengeance du Dieu qui se cache à ses regards : des autels s'élèvent, et le sang des victimes coule pour apaiser le Dieu colère !
Source : Gallica

Jean Baptiste Daumier Un matin de printemps , poëme… (1815)

Avec l'air confondu, sous l'empire des cieux, En flots brillans d'azur il se montre à nos yeux.
C'est alors que des champs la pompeuse étendue Reparaît sans obstacle et charme notre vue.
Ainsi, docile aux traits des premiers feux du jour, La rosée a quitté le terrestre séjour : Le ciel est sa demeure; et, lorsque la nuit sombre Étend sur l'univers les replis de son ombre, Elle descend des cieux; et la naissante fleur, De sa perle ondoyante aspire la fraîcheur.
Source : Gallica

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