Jean Baptiste Daumier, Un matin de printemps , poëme… (1815)
“ Mais un Dieu qui n'est que bienfaisant, ne pouvait suffire à l'imagination d'un être qui porte en lui-même le germe de toutes les passions : soudain des nuages groupés s'élèvent du sein des mers; le soleil se voile, l'orage éclate, la foudre gronde, et la chaumière de l'homme épouvanté n'est plus à ses yeux qu'un triste monceau de cendres ! Aussitôt la terreur ne lui montre, dans tout ce qui vient de le frapper, que les effets de la vengeance du Dieu qui se cache à ses regards : des autels s'élèvent, et le sang des victimes coule pour apaiser le Dieu colère ! ”
