J.-B. Devrais, Enghien-les-Bains : poème en trois tableaux (1875)
“ Je les ai vus, jetant leur butin dans tes ondes,Souiller tes flots si purs de dépouilles immondes. La nacelle, en ces jours de tristesse et d'émoi, Le soir ni le matin ne voguait plus sur toi ; Et le cygne, vivante et rapide nacelle, A tes flots envahis se montrant infidèle, Avait, dans un climat de la guerre abrité, D'un vol indépendant, cherché la liberté. Mais des jours plus heureux, un destin plus prospère Ont succédé pour nous aux malheurs de la guerre : Le farouche vainqueur s'est éloigné de nous. Le soleil sur le lac jette un rayon plus doux ”
