Résumé

J.-B. Devrais Enghien-les-Bains : poème en trois tableaux (1875)

Je les ai vus, jetant leur butin dans tes ondes,Souiller tes flots si purs de dépouilles immondes.
La nacelle, en ces jours de tristesse et d'émoi, Le soir ni le matin ne voguait plus sur toi ; Et le cygne, vivante et rapide nacelle, A tes flots envahis se montrant infidèle, Avait, dans un climat de la guerre abrité, D'un vol indépendant, cherché la liberté.
Mais des jours plus heureux, un destin plus prospère Ont succédé pour nous aux malheurs de la guerre : Le farouche vainqueur s'est éloigné de nous.
Le soleil sur le lac jette un rayon plus doux
Source : Gallica

J.-B. Devrais Enghien-les-Bains : poème en trois tableaux (1875)

Là c'est un fier torrent qui, du haut de nos monts, Traîne des flots fangeux à travers nos sillons ; Plus loin un fleuve large, aux rives sablonneuses, Roule avec majesté ses ondes orgueilleuses ; Ailleurs, qui peut compter les aspects gracieux Que l'eau sait revêtir pour nous charmer les yeux ! -
Ailleurs c'est un beau lac dont le cristal liquide Ne s'altère jamais et jamais ne se ride.
Un beau lac., à ce mot mon esprit transporté Se souvient de la Suisse, où mon œil enchanté, Pour la première fois, a contemplé naguère
D'un lac aux bordaspect doux et sévère.
Source : Gallica

J.-B. Devrais Enghien-les-Bains : poème en trois tableaux (1875)

Yoilà ce lac célèbre où glisse la nacelle, Et dont l'onde bleuâtre au soleil-étincelle ; Voilà cette vallée, agreste paradis, Dont on m'avait vanté les charmes infinis, La vallée où je dois, docteur évangélique, Enseigner la loi sainte au peuple catholique, Aux petits comme aux forts fournir leur aliment, Le pain au plus robuste et le lait à l'enfant.
Voilà cette cité que l'étranger admire,
Et dont, chaque saison, l'eau salutaire attire Tant de faibles santés que la vigueur du bain Rétablira bientôt dans un état plus sain.
Source : Gallica

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