Étienne Conti, Les funérailles (1841)
“ Pour dévorer encor ce qui vit dans l'espace, Son grand soufle se mèle au vent de feu qui passe; — Autour de lui tout est séché. Ainsi, dans l'Océan, ils creusèrent ta fosse; Et, sur tes ossemens, Impérial colosse, Ils mirent un ciel enflammé ; Et ton île n'était, en ces mers de l'Afrique, Qu'un éternel bûcher, sous les feux du tropique , , Par tous les soleils rallumé. Et, dans Paris, alors, ta colonne de gloire, Socle d'airain vaincu, piédestal de l'histoire Que tu tiras d'un moule en feu , Elle ne devint plus , sous la main ennemie , Que la colonne, hélas! ”
