Étienne Conti

Résumé

Étienne Conti Les funérailles (1841)

Pour dévorer encor ce qui vit dans l'espace, Son grand soufle se mèle au vent de feu qui passe; — Autour de lui tout est séché.
Ainsi, dans l'Océan, ils creusèrent ta fosse; Et, sur tes ossemens, Impérial colosse, Ils mirent un ciel enflammé ; Et ton île n'était, en ces mers de l'Afrique, Qu'un éternel bûcher, sous les feux du tropique , , Par tous les soleils rallumé.
Et, dans Paris, alors, ta colonne de gloire, Socle d'airain vaincu, piédestal de l'histoire Que tu tiras d'un moule en feu , Elle ne devint plus , sous la main ennemie , Que la colonne, hélas!
Source : Gallica

Étienne Conti Les funérailles (1841)

Votre pensée, il la dégage, De la chaleur de votre sang ; Il l'élabore dans son ame, Et c'est de Dieu qu'il se réclame Lorsqu'il la livre à vos combats; Et plus radieuse et plus belle Vous l'adorez, et, derrière elle Le Seigneur arme tous les bras.
Ainsi, quand les astres sans nombre S'agitent dans le firmament, Dieu suscite de la nuit sombre, Comme pour leur couronnement, Le soleil, qui, dans sa lumière, Absorbant toute leur poussière, Les fait pâlir et prend un nom ; Son unité brille et rayonne, Il est spendide et Dieu lui donne Le feu qui fait chanter Mcmnon.
Source : Gallica

Étienne Conti Les funérailles (1841)

Lorsque les pâles multitudes, Que travaille l'Esprit de Dieu, Dans de sublimes attitudes K Demandent le tison de feu ; De son rayon Dieu frappe un homme, Dieu le suscite et Dieu le nomme ; C'est son doigt seul qui l'a choisi ; Et cet homme sort de la poudre ; Il se lève, et, comme la foudre, Il dit aux peuples : me voici. (2)
Mais sa"pensée est leur pensée ; Et, sortant de leur propre cœur, Dans son vol elle s'est placée Sur la tête de ce vainqueur : Comme un aigle sur une cime, Elle éclate, aigrette sublime ; Eux le suivent jusqu'au tombeau ; Il a grandi de cent coudées
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature