Théodore Hannon

Théodore Hannon

Résumé

Portrait de Théodore Hannon Théodore Hannon Au clair de la dune

La mer bâille. Ses flots très ennuyés font rage.
La vague écume et siffle, échevelant dans l'air
Comme un long coup de fouet, sa crinière d'orage,
Fouet monstre qu'on croirait effilé d'un éclair.
La mer est ce matin, bien sombre, bien austère.
Elle a d'étranges voix et de fantasques cris
Que, tremblante, redit sa vieille sœur, la terre,
Et les échos au loin hurlent, endoloris....
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Or, devant cette mer aux farouches fanfares,
Je songe à vos yeux noirs, singuliers et profonds,
Et terribles comme elle, à vos grands yeux bizarres
Qui me tiennent noyé dans leurs gouffres sans fonds.
Source : Gutenberg

Portrait de Théodore Hannon Théodore Hannon Au clair de la dune

La mer hausse la voix, le flot désattiédi
Se roule plus bruyant sur le sable plus blême.
Dans la brise en rumeur la mouette élargit
Les cercles de son vol qui s'élève ou qui rampe,
Et les drapeaux, heureux de souffleter leur hampe,
Claquent dans le vent qui par les tuiles mugit.
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Ce vent, grand retrousseur de filles, sur la digue
S'amuse... Son haleine indiscrète en soufflant
Plaque l'étoffe et moule et torse et rable et flanc.
Il moule, et lors devient sculpteur, sculpteur prodigue,
Il moule, et nous pouvons nous payer, éblouis,
Des Tanagra de chair—et vivants—un louis!
Source : Gutenberg

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