Gamme chromatique

Définition et enjeux

Juan Nepomuceno Adorno Mélographie ou Nouvelle notation musicale (1855)

La gamme chromatique, une fois établie, offre les échelons naturels des sons ; mais, pour les rendre harmonieux, il faut faire choix de sept sons diatoniques parmi les douze sons chromatiques, et l'on trouve une mobilité parfaite de changement dans ces sons diatoniques susceptibles d'être remplacés par les autres sons de la gamme chromatique : c'est la véritable raison de ce qu'on appelle en musique la transposition.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Danhauser Adolphe Danhauser Théorie de la musique (1872)

Remarque. — Dans certaines méthodes d’instruments, surtout d’instruments accordés d’après le tempérament, on rencontre la gamme chromatique notée sans tenir compte de ces lois tonales ; c’est à dire, en employant indifféremment le dièse ou le bémol pour la note chromatique soit en montant, soit en descendant.
Source : Wikisource

Jean Lesfauris Origine de la gamme moderne ou Théorie raisonnée de la musique (1852)

En effet, le tempérament s'appliquant à la gamme écrite et non à l'instrument, on est porté à la diviser en douze parties, et à raisonner comme s'il y avait une gamme vraie, une gamme tempérée, une autre chromatique, et enfin une quatrième enharmonique : tandis qu'en réalité, dans notre système, il n'y a qu'une gamme vraie, majeure ou mineure, et que la gamme tempérée, la gamme chromatique et la gamme enharmonique, ne sont que la conséquence de la construction de l'instrument. C'est ce qui va ressortir avec évidence de l'examen auquel nous allons nous livrer sur l'origine des dièses et bémols.
Source : Gallica

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