Frédéric de Coninck

Résumé

Frédéric de Coninck Le Havre : son passé, son présent… (1859)

Le Havre n'a pas comme Marseille et Bordeaux, des produits du sol formant le fond des cargaisons des navires à la sortie, mais Le Havre expédie pour toutes les parties du monde, en beaucoup plus grande quantité que ces deux ports, les innombrables produits de l'industrie parisienne. Aussi voit-on ses quais, d'un bout de l'année à l'autre, couverts de caisses que le chemin de fer ou les bateaux de la Seine amènent de Paris et qui, par leur grand encombrement plutôt que par leur poids, fournissent un aliment de fret très considérable.
Source : Gallica

Frédéric de Coninck Le Havre : son passé, son présent… (1859)

Le prix élevé de la main-d'œuvre des charpentiers et des calfats , causé par l'importance des travaux de réparations de navires qui s'effectuent au Havre, a empêché ce port de prendre de l'importance comme port de construction. Un armateur qui cherche avant tout à avoir un navire à bon marché ne doit pas faire construire au Havre, tandis qu'il s'adressera à M. Augustin NORMAND, si, sans trop s'inquiéter du prix de revient, il cherche la perfection dans la beauté des formes, la solidité, la grande marche et les qualités du navire à la mer.
Source : Gallica

Frédéric de Coninck Le Havre : son passé, son présent… (1859)

Jamais on ne voit au Havre des tentatives d'exaction exercées par les pilotes sur les capitaines, ainsi qu'il arrive si fréquemment sur les côtes d'Angleterre.
Pour les pilotes anglais, aller au secours d'un navire est souvent une spéculation à laquelle la loyauté ne préside pas toujours; pour les pilotes français, en général, et pour ceux du Havre en particulier, c'est au contraire un devoir qui s'accomplit avec un noble dévouement, une grande habileté et beaucoup de désintéressement.
Source : Gallica

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