Jules de Coene

Résumé

Jules de Coene La Seine rade de guerre (1892)

N'est-il pas vrai qu'aujourd'hui les fortifications et les batteries du Havre, les paquebots ancrés dans ses bassins, autorisent l'ennemi à détruire ces moyens de défense, et qu'en les détruisant il peut prétendre légitimer la ruine de la ville du Havre, qui en serait malheureusement la conséquence?
Si, au contraire, on supprime toutes les batteries du Havre, si on éloigne les défenses mobiles, si on dérobe les navires en les mettant à l'abri, le Havre devient alors une ville ouverte, et l'ennemi qui la bombarderait commettrait un acte contraire au droit des gens.
Source : Gallica

Jules de Coene La Seine rade de guerre (1892)

Si le Havre conservait dans ses bassins les grands paquebots de sa flotte commerciale, considérés comme navires auxiliaires de la marine de guerre, il s'exposerait, cela n'est pas douteux, à un bombardement, car l'ennemi pourrait prétendre légitimer une destruction qui n'aurait plus de raison d'être si les navires de commerce pouvaient être mis à l'abri dans une rade placée assez loin pour que le Havre ne puisse souffrir de leur présence.
Source : Gallica

Jules de Coene La Seine rade de guerre (1892)

Créer en tête du fleuve une rade d'abri pour le commerce et pour la guerre.
Sur ce point, aujourd'hui, tout le monde est tombé d'accord. Comme on l'a souvent répété à la Chambre et au Sénat, comme le demandent le commerce, les marins, il no faut pas marchander les dépenses. Les travaux doivent être dignes des. intérêts en jeu pour constituer une admirable voie de communication; il faut prévoir toutes les installations, tous les approfondissements, toutes les facilités au moins égales, sinon supérieures, à ce que nos concurrents possèdent chez eux, à Londres, Rotterdam, Hambourg et Anvers.
Source : Gallica

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