Pilote maritime

Définition et enjeux

Amand-Joseph Le Serrec de Kervily,  L'Époque actuelle, par l'ex-vte de Kervily (1849)

“ S'il n'y avait qu'un seul port au monde, que le même vent toujours y poussât et qu'il n'y eût à craindre ni dangers, ni ennemis , le premier novice venu vaudrait pour servir de pilote; mais dans la réalité actuelle, où l'art de la navigation et de la guerre maritime occupe les plus grands génies et invoque le secours de toutes les sciences, que serait cet ignare ou inexpérimenté matelot au timon? ”
Source : Gallica

Victor Amand Toussaint,  Code-manuel des armateurs et des capitaines de la marine marchande… (1861)

“ Le Pilotage, en général, est l'art de bien diriger la route d'un navire à travers les mers ; mais, dans un sens plus restreint et plus usuel, c'est l'art de conduire un navire pour le faire entrer ou sortir d'un port, d'une rivière, ou de quelque autre passage difficile.
Sous l'empire de l'ordonnance de 1681, on distinguait deux sortes de pilotes : le pilote ltaulurir pour la navigation en pleine mer et au long-cours, et le pilote côtier, autrement appelé locman ou lamaneur, pour la navigation de port en port et le long des côtes (1) .
”
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  Les Travailleurs de la mer (1876)

“ Le vrai pilote est le marin qui navigue sur le fond plus encore que sur la surface. La vague est un problème extérieur, continuellement compliqué par la configuration sous-marine des lieux où le navire fait route. Il semblait, à voir Gilliatt voguer sur tes bas-fonds et à travers les récifs de l'archipel normand, qu'il eût sous la voûte du crâne une carte du fond de la mer. ”
Source : Gallica

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