Victor Thomas, Florilège : le village, Montmartre… (1899)
“ Plus douce que celle du vent, Elle fait frissonner la mousse, Dans les bois où je vais rêvant. La chanson de la brise est tendre, Tendre comme un refrain d'amour, Et par la lande, chaque jour, Je reste pensif à l'entendre Baiser les arbres d'alentour. La chanson de la brise est lente, Lente comme de longs sanglots ; Et par moments, au bord des flots, On prendrait cette voix dolente Pour des soupirs de matelots. La chanson de la brise est pure, Pure comme un premier baiser ; Plus d'un cœur bat à se briser Quand son mélodieux murmure Vers le soir revient nous griser. ”
