Félix Santallier

Élements biographiques

Portrait de Félix Santallier Félix Santallier Sur la jetée : pilote de l'étranger dans le Havre et ses environs… (1859)

Le navire, surpris, harcelé, n'a pas le temps de se redresser, quand il descend du sommet d'une lame, avant qu'une autre survienne, balayant tout, hommes, chaloupes, chaînes, agrès. Alors les colis arrimés dans la cale quittent leur place par l'inclinaison du bâtiment, roulent bâbord et tribord, fatiguent les bordages; la membrure se disjoint, les mâts se brisent avec fracas, et l'on s'estime heureux lorsque, par leur rupture, le navire engagé, chaviré, sur le point de disparaître, se relève et s'enfuit, au gré de la lame, sous les débris de sa mâture.
Source : Gallica

Portrait de Félix Santallier Félix Santallier Sur la jetée : pilote de l'étranger dans le Havre et ses environs… (1859)

Hisser le pavillon, c'est prendre le commandement.
Amener le pavillon, c'est abdiquer, se soumettre, se rendre.
Un contre-amiral arbore son pavillon à la corne du mât d'artimon ; un vice-amiral au mât de misaine ; un amiral au grand mât.
De même que les yeux sont le miroir de l'âme, les pavillons traduisent au loin toutes les pensées de cet être intelligent qu'on nomme un navire.
En signe d'allégresse, tous les pavillons de nations et de signaux se déploient à la brise, au bout des mâts, des vergues, des cornes, le long des manœuvres.
Source : Gallica

Portrait de Félix Santallier Félix Santallier Sur la jetée : pilote de l'étranger dans le Havre et ses environs… (1859)

Tu m'as l'air d'un vrai forban, sur ta barque de peau de bête.
— Croyez-vous donc ressembler à un amiral, sur votre poisson?. D'ailleurs, tout ce que je vous demande, c'est de me donner un bout de remorque ; en n'est pas bien malin ; après quoi, bonsoir ! Vous filerez votre nœud et moi le mien.
— C'est juste ! envoie une amarre !
Satanas n'avait pas d'amarre, mais il allongea sa queue, comme il en a le pouvoir, et lança l'extrémité à
Taillemer, qui la saisit au vol. La remorque se trouvant trop longue et flottant sur l'eau, entre le baïdar et le dauphin, il fallut la roidir.
Source : Gallica

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