Jules Lecomte

Jules Lecomte

Résumé

Portrait de Jules Lecomte Jules Lecomte La femme pirate. T. 2 (1846)

D'abord abordons la petite frégate d'Albermald , qui a nom Florina.
Elle vogue sous toutes voiles. Le ciel est pur, la mer belle , la brise fraîche. C'est une de ces journées où l'on peut être heureux d'être marin, lorsqu'on a une pensée, un rêve dans le coeur. L'oeil suit dans le ciel d'imperceptibles nuages qui, vagues de forme et légers de couleur, ont toute l'immatérialité de la pensée.
Source : Gallica

Portrait de Jules Lecomte Jules Lecomte La femme pirate. T. 2 (1846)

Déjà un autre canot se détachait de l'Antolka. La brise tombait toujours : il faisait presque calme.
— Vous prenez trop de peine ! — disait le capitaine anglais; — j'aurais fort bien pu envoyer moi-même...
— J'ai plus de monde que vous, capitaine ! — reprit Rannock; — je veux boire un verre de ce porter à votre bon retour, avant de vous quitter !
La nouvelle embarcation contenait cinq hommes ; au gouvernail était Galloway habillé en matelot. James Calcott et Musidora, toujours vêtue en homme, regardaient l'affaire, assis sur un canon, par l'embrasure duquel Black montrait sa tête curieuse.
Source : Gallica

Portrait de Jules Lecomte Jules Lecomte La femme pirate. T. 2 (1846)

Lorsque, silencieuse et reposée, elle rêve en regardant la mer, on rêve en la regardant, qui pourrait s'imaginer que d'aussi beaux regards fussent sang pensées !
Mais l'Antolka approche de Cherbourg. A cette époque, la fameuse digue, qui a donné une rade artificielle à ce port ouvert sur la mer, n'existait pas encore. La corvette vint donc mouiller en dedans de l'île Pelée, et la chaloupe débarqua le capitaine Rannock, la jeune miss et le vieux Calcott, qu'il eût été difficile de séparer d'elle.
Source : Gallica

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