“ Si miss Campbell eût ressemblé à la plupart de ses compatriotes, qui s’asseyent en quelque coin, dès qu’elles sont embarquées, et ne bougent de tout le voyage, elle n’aurait vu des rives de la Clyde que ce qui serait passé devant ses yeux, sans même remuer la tête. ”
Clyde
Définition et enjeux
La Clyde, fleuve majeur d’Écosse, traverse Glasgow et s’écoule dans le Firth of Clyde, jouant un rôle central dans l’histoire industrielle et commerciale du Royaume-Uni. De nombreux auteurs, comme Jules Verne ou Auguste de Villiers, l’ont évoquée dans leurs œuvres, mettant en lumière son importance géographique et symbolique.
Les textes révèlent une diversité d’approches, des descriptions poétiques aux réflexions sur son rôle dans la culture écossaise. La Clyde, à la fois cours d’eau et symbole d’une identité régionale, reste un lieu de convergence entre histoire, industrie et imagination littéraire.
Citations sur “Clyde”
Auguste de Villiers de L’Isle-Adam,
Contes cruels
“ La savante charmeuse s’est amusée, parfois, à tirer des larmes de désespoir à de vieux lords blasés, car on ne la séduit que par le plaisir. Son projet, d’après quelques phrases, est d’aller s’ensevelir dans un cottage d’un million sur les bords de la Clyde, avec un bel enfant qu’elle s’y distraira, languissamment, à tuer à son aise. ”
Léonce de Lavergne,
Revue des Deux Mondes
“ La haute vallée de la Clyde ou Clydesdale se distingue par un autre genre de produits qui doit également son origine au mouvement industriel et commercial de Glasgow : c’est une espèce de chevaux de trait extrêmement vigoureuse et excellente pour les gros transports, tels qu’en exigent les mines de houille de la vallée et les besoins du port le plus actif de la Grande-Bretagne après Londres et Liverpool. ”
Alfred de Vigny,
Poésies complètes d'Alfred de Vigny
(1928)
“ Quelquefois un enfant de la Clyde écumeuse, En bondissant parcourt sa montagne brumeuse, Et chasse un daim léger, que son cor étonna, Des glaciers de l'Arven aux brouillards du Crona, Franchit les rocs moussus, dans les gouffres s'élance, Pour passer le torrent aux arbres se balance, Tombe avec un pied sûr, et s'ouvre des chemins Jusqu'à la neige encor vierge des pas humains. ”
Heinrich Zschokke, Nouvelles allemandes (1847)
“ « Et tes camarades? demanda Saint-Clyde. — Viens, répondit le sauvage. Veux-tu les entendre beugler jusqu'à demain : du whiskey ! du whiskey? Ce sont des Chockhaws ; viens, à nous deux nous sommes assez forts. » En disant ces mots, il pousse bride abattue son cheval vers le Mississipi, se jette encore dans les flots pour achever d'y éteindre son ivresse, et tire un DES RICCAREES. 329 petit canot d'un amas de broussailles. Saint-Clyde s'assit au milieu de l'embarcation, tenant par la bride les deux chevaux, qui le suivaient à la nage, tandis que l'Indien ramait avec vigueur. ”
Mérinos, Nouvelles et fantaisies humoristiques… (1872-1876)
“ Le premier de ces jeunes gens était Lewis Kempthorne Clyde, pour le présent étudiant à l'Université d'Oxford, millionnaire à plusieurs reprises, romanesque et enfant gâté, et pour le futur, pair d'Angleterre et fiancé de miss Ada du Haubert, fille délicieuse de sir William du Haubert, seigneur de Saint-Mary, île de Jersey. ”
Albert Samain,
Revue des Deux Mondes
“ Ecoute, en lui parlant, descendre la nuit douce, Et regarde, pensif, dans le golfe désert Les constellations se lever sur la mer... Clydès est pur et doux ; sa chevelure brune Couvre un beau front plus blanc qu’un marbre au clair de lune ; Il fuit les jeux bruyans et les propos légers ; Et le vieillard, qui l’aime entre tous les bergers. Pour lui laisse, à longs flots, de sa barbe ondoyante La science couler comme une huile abondante. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Ce mot est composé de κύλινδρος, cylindre, εἶδος, forme. CYLLÈNE. Nom de lieu. Cyllene. 1o. Cyllène fut autrefois le nom d’un quartier de l’Élide, Province du Péloponnese. 2o. Cyllène fut une ville & un port de mer de cette contrée, & qui lui donna son nom. Méla prétend, L. II. C. 3. que c’est cette ville qui a donné le jour à Mercure. 3o. Cyllène étoit une montagne d’Arcadie qui prit son nom de Cyllène, fille d’Élatus, Roi d’Arcadie. D’autres au contraire, veulent que ce fut de la montagne Cyllène que cette Princesse, qui fut un prodige d’esprit & de beauté, prit son nom. ”
Adelphe Nouville, Le monde poétique (1844)
“ Jouet d'un peu de vent, bercé sur l'onde pure, Veux-tu donc admirer ta grâce et ta parure? J'ai vu Cyllène aussi sourire de se voir Plus belle encor que toi dans ce même miroir!. Cyllène a dans son cœur un océan de ruse : Un peuple entier d'amants l'assiège ; elle l'amuse; Moi-même ai vu la vierge, au cœur malicieux, Me chasser de la main et m'attirer des yeux!. Amant léger des fleurs, ta course voltigeante Ne se fixe jamais : Cyllène, aussi changeante, De son étourderie a de nombreux témoins; Tu vis sans y songer : elle pense encor moins. ”
Claude-Prosper Jolyot de Crébillon,
La Nuit et le Moment
“ Cidalise s’en fâche d’abord, & finit par les partager. CIDALISE,En le voyant sourire. Ah ! Clitandre, quand je meurs d’amour entre vos bras, ma foiblesse n’est-elle pour vous qu’un spectacle risible ? CLITANDRE. Je n’aurois jamais cru, je vous l’avoüe, que vous eussiez trouvé dans mes regards dequoi me faire ce reproche ? Tout ce que je sçais, c’est que si je trouvois la même expression dans les vôtres, je croirois avoir plus à vous en rendre graces qu’à m’en plaindre. CIDALISE. Clitandre, ne me trompez pas, je vous en conjure ! Je ne chercherai point à vous faire l’éloge de mon cœur ”
André Mareschal, Le Railleur ou La satyre du temps…
“ Pour vous rendre, Clytie, un assez digne hommage, Il n'est rien ici-bas de sortable à vos yeux ; On ne vous peut donner que le nom précieux D'être enfin la merveille et l'honneur de notre âge. Vous voir, et s'éblouir, n'aimer que son dommage, Ce sont de nos transports les plus officieux ; Nous faisons ce que fait le Soleil dans les Cieux, Qui sans parler, en vous admire son image. Que cet Original vous cède en tous ses traits ! Vous avez ses rayons ; il n'a pas vos attraits, Ni la blancheur du teint, ni les grâces encore ; Je vous trouve pourtant semblables en un point ”
Madeleine de Scudéry,
Artamène ou le Grand Cyrus
“ Parlez Cylenise, parlez : & découvrez moy ingenument qui vous fait agir. Comme les choses en estoient là, Pactias s’aprocha de l’oreille du Roy, & luy dit tout bas, à ce que l’on a sçeu depuis, que le Soldat qui l’avoit adverti qu’il y avoit des gens sur le Pont de la Citadelle, l’avoit assuré avoir entendu le Nom de la Princesse, en la bouche de Cleandre, & en celle de Cylenise : mais qu’il n’osoit pas luy respondre que cela fust vray : & qu’il ne le luy disoit qu’afin qu’il interrogeast mieux cette Fille. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Et mes yeux sont en pleurs, et la Muse infidèle A délaissé mon sein d’un autre amour empli : Fuyez, jeunes chansons, fuyez à tire d’aile ; Pour la joie et pour vous mon cœur est plein d’oubli. Parlez-moi de Clytie, ô vallée, ô colline ! Fontaine trop heureuse, aux reflets azurés, N’as-tu pas sur tes bords, où le roseau s’incline, De Clytie en chantant baisé les pieds sacrés ? Des monts siciliens c’est la blanche Immortelle ! ”
George Sand,
Claudie : drame en 3 actes et en prose
(1856)
“ CLAUDIE, SYLVAIN. (Claudie s'est approchée du puits et puise de l'eau. Sylvain est allé à droite prendre sa fourche et se dispose à sortir, quand il voit le mal que se donne Claudie pour faire monter le seau.) SYLVAIN. Voilà que vous prenez encore de la peine, Claudie, au lieu de vous reposer. Les femmes de chez nous ne se fatiguent guère, elles ne moissonnent point, surtout ! Après tantôt un mois de travail, c'est pour vous achever ! ”
Paul Claudel,
L'otage: Drame en trois actes
“ SYGNE, le considérant.—Vous n'êtes pas agréable à voir.LE BARON TURELURE.—Je ne suis pas agréable mais utile.Dans quel mauvais cas vous a-t-on mise? C'est le ciel, je vous dis, qui m'envoie pour vous sauver tout exprès!Et non point vous seulement. Mais le sort de votre roi et de votre religion.Et de votre cousin lui-même, ce héros antique, notre vaillant Agénor.Qui sait si vous ne le tenez pas en ce moment entre vos doigts délicats?Ne me prenez pas pour un fanatique. La France d'abord. Je suis l'homme du possible.Que chacun fasse son devoir comme moi, et cela ira! ”
Joseph Roux, Fleurettes du Bocage vendéen.… (1895-1897)
“ Mais Clotilde, à genoux, dans le temple sacré, Priait, le front courbé, le vrai Dieu pour la France. Oui, Clotilde priait... Dans les splendeurs du ciel, La Reine des élus, la Vierge immaculée, Se tenait suppliante aux pieds de l'Éternel Et lui disait ces mots, sous la voûte étoilée : « Vous êtes mon Seigneur, mais vous êtes mon fils ; Ayez pitié, mon Dieu, dans votre bienveillance, Des Franks et de leur roi ; donnez-moi leur pays, Pour royaume je veux le royaume de France. » Et le front de Clovis s'illumina soudain D'un rayon du ciel bleu, d'un beau rayon de gloire. ”
Léon Cladel,
Crête-Rouge
(1880)
“ Des femmes du peuple qui faisaient la queue à la porte d'une boulangerie & quelques passants attendris par les clameurs pathétiques du bancroche s'en vinrent doubler le cercle que formaient autour de lui les gardes mobiles de Quercy-Rouergue. — Ayez pitié de lui! reprit le suppliant d'une voix entrecoupée en s'adressant à la foule ; ayez pitié de lui ! pékins & militaires, mesdames & citoyennes. Il y a dix ans que je l'ai. Nous avons ensemble fait le tour de France & même celui de l'Europe. Il m'apprécie & je l'honore. Écoutezmoi; je suis un bon bougre. ”
Paul Claudel,
L'otage: Drame en trois actes
“ SYGNE.—Quelle audace voyez-vous là? Baron, préfet, général, commandeur de je ne sais quoi, tout le vignoble de Mareuil à lui, trois ou quatre châteaux, (tout cela grevé d'hypothèques, il est vrai) ,N'est-ce pas un parti raisonnable?Et pour ce qui est de s'adresser à moi, que vouliez-vous qu'il fît? Est-ce sa faute si je n'ai plus père ni mère? Et j'ai assez d'âge et de sens pour traiter seule de ce genre d'affaires, comme d'autres.MONSIEUR BADILON.—Dieu ne se plaît pas aux paroles amères.SYGNE.—J'ai entendu ces douces paroles par lesquelles il m'ouvrait son cœur. ”
George Sand,
Claudie : drame en 3 actes et en prose
(1856)
“ ROSE. Sylvain, patientez un brin; tenez compagnie à Claudie qui a eu de la peine ici. Le devoir d'un chacun est de la consoler. SYLVAIN. Mais je n'ai fait peine ni injure à personne, moi! ROSE. Eh bien, je ne peux pas en dire autant, et c'est pour ça que je veux me confesser au père Rémy, mais la confession ne veut pas de témoins. Restez où vous voilà. (Elle le pousse vers Claudie, et sort avec la mère Fauveau et le père Rémy entre elles deux.) ”
Claude-Prosper Jolyot de Crébillon,
La Nuit et le Moment
“ CLITANDRE. Je ne croyois pas, par exemple, que ce que je viens de dire, pût s’interpréter comme vous faites. Mais, à propos de cela pourtant, s’il vous plaisoit de m’accorder quelques faveurs ? CIDALISE. Quelques faveurs ! Ah ! je n’en accorde pas, ou je les accorde toutes. CLITANDRE. Toutes ! eh bien, soit. Ici il perd assez indécemment le respect. Elle se défend avec fureur, & lui échappe.CIDALISE,Avec une colère froide. Je vois, Monsieur, que quoique vous viviez avec moi depuis long-tems, vous ne m’en connoissez pas davantage. ”
George Sand,
Théâtre complet de George Sand
“ Nous n’avons pas demandé tant que ça, maître Sylvain, nous avons fait un accord avec vous, et nous nous y tenons. Nous vous avons offert de tenir une rège et nous l’avons aussi bien tenue à nous deux qu’un bon moissonneur. fauveau, se levant, à Claudie. Vous, vous parlez sagement, ma fille. Si vous avez fait un accord avec mon garçon, je ne reviendrai pas sur sa parole et ne le blâmerai point sur son bon cœur. C’était une charité à vous faire ; vous êtes malheureux ; il a bien agi ! Il n’y a guère de monde qui ferait ces marchés-là pas moins ! ”
George Sand,
Claudie : drame en 3 actes et en prose
(1856)
“ SYLVAIN. Courez vite, c'est un coup de sans ! RÉMY, la tête sur la gerbe. C'est trop lard 1 Dieu me fera grâce. J'ai tant souffert dans ce pauvre monde!. ma fille!. ma fille!. c'est une bonne fille, entendez-vous ? (Serrant convulsivement la main de Sylvain.) N'importe qui vous êtes, ayez soin de ma fille! CLAUDIE, se jetant sur lui. Mon père, mon pauvre père ! je veux mourir avec toi ! RÉMY, touchant la gerbe et se soulevant un peu. Ah ! la gerbaude ! la gerbe ! l'oreiller du pauvre ! (Il tombe sur la berge.) ROSE. Ayons soin de cette pauvre fille ! LA MÈRE FAUVEAU. Ça fend le cœur! ”
August Lamey, Clovis et Clotilde, scène lyrique… (1843)
“ CLOTILDE. Le dieu que l'univers adore , Est le dieu que tu dois servir ; Devant l'autel de celui que j'implore Fais-tu serment de toujours me chérir ? CLOVIS. Le dieu que ma Clotilde adore, Est le dieu que je veux servir : Devant l'autel de celui qu'elle implore, Je fais serment de toujours la chérir. ”
Charles-Félix de Monseignat Du Cluzel, Le Cid campeador : chronique tirée des anciens poèmes espagnols… (1853)
“ Mais lorsque le More le vit, il trembla, et ne put parler ; car on assure qu'aucun infidèle ne pouvait voir la face de mon Cid sans tremblement. Le Cid alors souriant de l'effet que produisait sa présence sur le païen, lui prit la main, et lui dit : « Sois le bienvenu, More, sois le bienvenu dans ma Valence. Si ton roi eût été chrétien, j'aurais été moi-même lui rendre visite dans sa terre. » Puis il le présenta à dona Chimène et à ses filles, et il lui montra sa maison, où le More trouva maints sujets d'admiration, car toutes les choses qu'il voyait étaient nouvelles pour lui. ”
Pierre Corneille,
Œuvres de P. Corneille
“ CLITON. 1635Il est avec Philiste allé remercier Ceux que pour son affaire il a voulu prier. LYSE. Je crois qu’il est ravi de voir que sa maîtresse Est la sœur de Cléandre et devient son hôtesse ? CLITON. Il a raison de l’être et de tout espérer. LYSE. 1640Avec toute assurance il peut se déclarer [5] : Autant comme la sœur le frère le souhaite ; Et s’il l’aime en effet, je tiens la chose faite. CLITON. Ne doute point s’il l’aime après qu’il meurt d’amour. ”
Pierre Du Ryer, Le Cléomédon trage-comedie, par P. Du Ryer
“ CÉLANIRE. Soit que ce fut mon bien, soit que ce fut mon mal,La volonté du Roi me le rendait égal.Il est vrai que le sort nous cacha sa naissance, Et qu'il en cache encor l'heureuse connaissanceMais si par la vertu l'on paraît des Dieux, Cléomédon sans doute est descendu des Cieux.BÉLISE. Mais que je sache enfin celui qu'on vous destine ?CÉLANIRE. L'auteur de nos ennuis et de notre ruine, Le cruel Céliante.BÉLISE. Hé Dieux ! Que dites-vous ?Que mon coeur en secret reçoit de rudes coups ! CÉLANIRE. Juge ainsi des douleurs où je suis destinée. ”
Pierre Corneille,
Œuvres de P. Corneille
“ Ma feinte éprouvera si son amour est vraie. Hélas ! ses yeux me font une nouvelle plaie. Prépare-toi, mon cœur, et laisse à mes discours Assez de liberté pour trahir mes amours. Scène VIII Lysandre, Célidée.Célidée. Quoi ? j’aurai donc de vous encore une visite ! Vraiment pour aujourd’hui je m’en estimais quitte.Lysandre. Une par jour suffit, si tu veux endurer Qu’autant comme le jour je la fasse durer.Célidée. Pour douce que nous soit l’ardeur qui nous consume, Tant d’importunité n’est point sans amertume. ”
George Sand,
Claudie : drame en 3 actes et en prose
(1856)
“ Rémy, lui donnant la main. Ça sera pour la jeune fille. RÉMY, lui montrant Claudie, qui est près de la gerbe. Merci pour elle, mais elle n'a point besoin de ça pour vous aimer. (La mère Fauveau embrasse Claudie.) SYLVAIN vient à son tour et tire sa montre qu'il veut aussi déposer. RÉMY, l'arrêtant. Oh! ça! c'est trop beau pour du monde comme nous ! SYLVAIN. Vous n'avez peint le droit de rien refuser. vous êtes lieutenant de gerbaude; je connais la coutume aussi, moi ! ”
Pierre Corneille,
Œuvres complètes tome 1
“ Célidan En quoi que mon service oblige votre amour, Vos seuls remerciements me mettent à retour. Scène IIScène II Célidan Qu’Alcidon maintenant soit de feu pour Clarice, Qu’il ait de son parti sa traîtresse nourrice, Que d’un ami trop simple il fasse un ravisseur, Qu’il querelle Philiste, et néglige sa sœur, Enfin qu’il aime, dupe, enlève, feigne, abuse, Je trouve mieux que lui mon compte dans sa ruse : Son artifice m’aide, et succède si bien, Qu’il me donne Doris, et ne lui laisse rien. ”
B. Passepont, Catalogue du musée d'Auxerre. 3e section… (1872)
“ Désespérée du mépris qu'Apollon lui témoigna après, elle se laissa mourir de faim, tournant sans cesse les yeux vers le soleil, jusqu'à ce que ce Dieu l'ait métamorphosée en tournesol. Clytie, debout, vue de face, la tête nue et un peu inclinée en arrière, a le regard fixé vers le soleil. Du bras et de la main droite élevés elle cherche à protéger sa vue ; de la gauche elle tient une branche d'héliotrope dont la fleur se tourne aussi vers l'astre de la lumière. ”
George Sand,
Œuvres illustrées de George Sand…
“ Comme ce grand Monsieur parle drôlement ! disait Claudie surprise de l’accent britannique très-prononcé de sir Arthur. — Tu vois bien qu’il parle anglais ! lui répondit d’un air avisé Cadet, qui s’était rapproché d’elle. — C’est donc ça de l’anglais ? reprit Claudie ; ça se comprend bien tout de même. — Ce Monsieur est un Anglais ? dit Jeanne à son tour ; et, conservant contre les enfants d’Albion un effroi et un ressentiment enracinés dans le cœur de nos paysans depuis quatre siècles, elle s’étonna qu’il eût l’air d’un chrétien plus que d’un démon. ”
