Paul Claudel,
L'otage: Drame en trois actes
“ Celui qui a manqué à la fois humaine, qu'il meure! Me voici prête.GEORGES.—Non, non! je ne tuerai point ma pauvre enfant!SYGNE.—O Georges, tu m'aimes encore.GEORGES.—Mais du moins, je vous déferai de cet homme.SYGNE.—Ne le tue pas.GEORGES.—Tenez-vous tant à sa vie?SYGNE.—Aussi peu qu'à la mienne.GEORGES.—Il mourra donc de ma main.SYGNE.—Pourquoi t'occuper de cet homme?GEORGES.—Je délivrerai le Roi de ses promesses.SYGNE.—Qui est mort.Il ne peut plus rendre la parole.GEORGES.—Un écrit n'est pas une parole et peut être anéanti.SYGNE.—Je te prierais donc en vain? ”
