Joseph Autran,
Épitres rustiques
“ Jeune homme ! un pareil but est plus haut qu’on ne pense. Réponds-moi cependant : avant qu’il soit franchi, Sur le seuil redoutable as-tu bien réfléchi ? Sinon, diffère encore, et, sévère à toi-même, Fais en face du ciel ton examen suprême. Auras-tu, pour un art si modeste et si haut, Toute l’âpre science et tous les dons qu’il faut ?... Toi, rebelle aux amours et chaste comme un prêtre, Sens-tu pour les enfants, rien qu’à les voir paraître, Les tendresses d’un père en ton cœur s’émouvoir ?... As-tu, pour le répandre, un abondant savoir ? ”
