Émile Verhaeren

Émile Verhaeren

Résumé

Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren,  Les Rythmes souverains

“ Son cœur grandi avait changé à un point tel
Qu’il ne s’angoissait plus que des forces profondes
Qui font d’un cœur humain le cœur même du monde
Et lui donnent pour large et formidable loi
On ne sait quel allègre et merveilleux effroi.
Heures de paix, temps de naguère, ardeur, oubli,
Image d’or dont l’or jour à jour a pâli ;
Oh ! qu’elle fut tragique et sanglotante
Cette heure et cette nuit d’hiver,
Quand le cristal du miroir clair,
Où leurs regards s’étaient brûlés dans un éclair,
Se brisa, tout à coup, dans les doigts de l’amante !
”
Source : Wikisource

Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren,  Les Rythmes souverains

“ Avait ému sa chair du frisson merveilleux,
Vivait dans les bois d'or baignés d'aube et d'arômes
Avec tout l'avenir dans les pleurs de ses yeux.
C'est en elle que s'éveilla la première âme
Faite de force douce et de trouble inconnu,
A l'heure où tout son cœur se répandait en flammes
Sur le germe d'enfant que serrait son flanc nu.
Le soir, lorsque le jour dans la gloire s'achève
Et que luisent les pieds des troncs dans les forêts,
Elle étendait son corps déjà plein de son rêve
Sur les pentes des rocs que le couchant dorait
”
Source : Gutenberg

Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren,  Les Rythmes souverains

“ Vous exaltiez son cœur pour en chasser le deuil,
Et vos transports naissants et vos ardeurs soudaines
Lui prédirent quels bonds soulèveraient l'orgueil;
Elle espérait en vous, recherches et pensées,
Acharnement de vivre et de vouloir le mieux
Dans la peine vaillante et la joie angoissée,
Si bien que, s'en allant un soir sous le ciel bleu,
Libre et belle, par un chemin de mousses vertes,
Elle aperçut le seuil du paradis, là-bas:
L'ange était accueillant, la porte était ouverte;
Mais, détournant la tête, elle n'y rentra pas.
HERCULE
Que faire désormais pour se grandir encore?
”
Source : Gutenberg

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