Louisa Siefert

Louisa Siefert

Résumé

Portrait de Louisa Siefert Louisa Siefert Rayons perdus

Amour ! oh ! c’est bien toi dont j’ai senti la flamme,
Toi qui fais mon souci, toi qui fais mon effroi !
Ton souffle impérieux a passé sur mon âme ;
Je tremble, je supplie, oh ! que veux-tu de moi ?
Qu’on ne me parle plus d’aurore ou de rosée,
De chansons au matin, d’astres au firmament ;
Laissez-moi, par pitié, j’aime, je suis brisée,
Et j’ai tout oublié pour ce cruel tourment.
Mais quoi ! je pleure encor ? Oh ! l’amour, c’est la vie,
Le bien, le beau, le grand, la foi, la vérité ;
C’est Dieu même qui parle & soudain nous convie
À jouir tout vivants de l’immortalité !
Source : Wikisource

Portrait de Louisa Siefert Louisa Siefert Rayons perdus

L’été, c’est la jeunesse en sa verdeur première,
C’est la santé robuste & l’amour insensé...
Et moi, j’ai l’âme sombre & le cœur angoissé.
CRÉPUSCULE.
Je ne puis résister à la mélancolie
De la feuille qui tombe & du jour qui s’en va ;
À ce moment, en moi quelque chose se plie,
Quelque chose de fier qui souffrit & rêva.
Cette feuille qui tombe & qu’à jamais oublie
L’arbre, auquel tout à l’heure un souffle l’enleva,
Ce jour déjà mourant qui lutte & s’humilie
Comme un proscrit blessé que le ciel réprouva,
Cette feuille, ce jour, cet oubli, tout m’attriste.
Source : Wikisource

Portrait de Louisa Siefert Louisa Siefert Rayons perdus

Oui, la paix qui descend du plus fort, du plus grand,
Sur celui qui chancelle & doute ! oui, l’épreuve,
Oui, la vie & la mort, mots que nul ne comprend,
Oui, l’idéal sacré dont l’âme est toujours veuve !
Oui, le soleil dardant ses rayons éclatants,
Oui, sur le passé noir le pardon qui s’attarde,
Et, dans cet infini que nous nommons le temps,
L’humanité qui marche à Dieu qui la regarde !
Septembre 18...
SOLITUDE.
Vous qui me plaignez, ne me plaignez plus,
Vous qui m’enviez, n’ayez pas d’envie,
Mon destin est tel que je le voulus,
Et Dieu fit sans moi mon cœur & ma vie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature