Émile Grimaud

Résumé

Émile Grimaud Dieu & le roi : poésies (1887)

« Jésus. ! faites « Qu'au ciel je triomphe aussi moi ! »
La chapelle du monastère A vu tout Nantes accourir ; Car ses chants, hélas ! vont se taire !
Sa porte ne va plus s'ouvrir !
Dans la nef dames et servantes, Jeunes gens, vieillards dans le chœur, Fronts illettrés, têtes savantes, Ils n'ont tous là qu'un même cœur.
Leur voix vers la voûte céleste Monte, monte et prie instamment ; Leur croyance ardente s'atteste, A vos pieds, ô Saint-Sacrement !
Et l'encens parfume la foule, Qui, mains jointes, à deux genoux, Lance, fort comme un bruit de houle, Ce cri : « Seigneur ! épargnez-nous ! »
Source : Gallica

Émile Grimaud Dieu & le roi : poésies (1887)

Trône d'un saint portant une branche de lis Et tenant par la main le Rédempteur du monde.
Frais jardin de Bel-Air, qu'un souffle pur inonde, Tu montres avec joie, au fond d'un vert treillis, Tel qu'un phare érigé sur les écueils de l'onde, Le même saint, aux traits de douceur tout remplis.
Il fallait plus encore, et, dans la cour d'entrée, A surgi tout à coup l'image vénérée.
— Que la vertu, JOSEPH, goûte ici le repos !
Nous vous en prions, nous, au pied de vos statues, D'héroïsme trempez nos âmes abattues, Puisqu'un chrétien parfait doit être un vrai héros !
Source : Gallica

Émile Grimaud Dieu & le roi : poésies (1887)

Béni soit ce bon cœur ! »
— « Et la chère maison ? »
— « La flamme en mit le toit au niveau du gazon. »
IL OU ELLE ?
A M. le comte de Saint-Jean.
DE quel nom, dites-moi, faut-il que je vous nomme, Et quel est le visage à qui je dois-parler ?
Car vous en avez deux, comme ce dieu de Rome Auquel hier et demain ne pouvaient rien céler.
Vous êtes, mon cher comte, un parfait gentilhomme, Vos aïeux batailleurs vivaient pour ferrailler ; Vous, du sang du prochain par principe économe, C'est l'encre, homme de paix, que vos doigts font couler.
Source : Gallica

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