Résumé

Gustave Cornisset Dessins à la plume : compositions littéraires en vers… (1875)

Sois amoureux, c'est bien, mais ne sois jamais lâche. Et quelle est cette femme ? —
Elle demeure auprès D'une masure que protége un grand cyprès ;
Et pour vous dire tout, c'est Laura la vielleuse, Qui chaque soir d'hiver s'en vient chanter, joyeuse, Pour un louis ou deux dans tous les cabarets. L'aimer deux ans d'amour et la quitter après, Mon père, c'est agir d'une vilaine sorte.
Cet amour vous paraît étrange, mais qu'importe? Mon cœur par cette femme est si fort captivé, Qu'à ses pieds, pour toujours, je suis comme rivé 1 L'aimer, c'est mon bonheur; et la voir, c'est ma vie !
Source : Gallica

Gustave Cornisset Dessins à la plume : compositions littéraires en vers… (1875)

Qu'importe ? fit Sexta, j'aime mieux la vertu. La vertu d'une femme ! ô puissant! le sais-tu? Vaut mieux que la puissance et mieux que la richesse. Mais Pamphile reprit : Tu veux rire, ô Lucrèce ! Ce qui vaut mieux cent fois que la vertu, c'est l'or. Le plaisir et l'amour valent bien mieux encor.
Je le proclame, étant disciple d'Épicure.
Puis il approcha d'elle avec une figure Rouge de convoitise, où la brutalité Du désir se peignait sur son front éhonté.
Devant son œil lascif plein d'une flamme ardente
Sexta frémit, le cœur palpitant d'épouvante.
Source : Gallica

Gustave Cornisset Dessins à la plume : compositions littéraires en vers… (1875)

J'ai l'âme sans reproche et j'ai le cœur sans crainte. Pour monseigneur le roi j'ai fait bien des exploits, En vrai coeur de lion j'ai combattu cent fois. Pourquoi donc me traiter comme un drôle qui pille, Comme un valet fripon qui séduit une fille ?
Je ne fus cependant ni cruel ni félon.
Répondez, qu'ai-je fait qui me vaut la prison ?
— Mais rien, dit l'aumônier en souriant : sur l'âme, Vous êtes un enfant fort gentil ; une femme N'a pas le front plus pur et le regard plus doux : Vous êtes innocent.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature