Résumé

Julien Paillet Poésies à l'usage de la jeunesse… (1843)

« Hélas! ajoutait il, l'œil de pleurs obscurci, « Boileau, que t'ai-je fait pour m'opprimer ainsi?»
En stériles travaux il usa son génie.
Succombant sous le poids d'une longue insomnie,
Sa raison se troubla : des ordres empressés Conduisirent Cassagne au toit des insensés.
Il ne menace point, nul courroux ne l'enflamme.
A la mélancolie abandonnant son âme, Il pleure; mais cent fois, le front pâle et défait, Il répète ces mots : « Boileau, que t'ai-je fait? »
Il s'éteint, et la mort n'a plus rien qui le touche ; Le seul nom de Boileau sort souvent de sa bouche.
Source : Gallica

Julien Paillet Poésies à l'usage de la jeunesse… (1843)

Il ne sera point dit que mes coupables mains Aux tourments ont livré le plus grand des humains; Oui, le plus grand : de l'aigle il eut le vol sublime.
Il tomba, mais des cieux, et l'univers l'estime Brisé par la douleur, s'il périt sous vos coups, S'il périt, tout son sang retombera sur vous Le monde entier saura votre injustice extrême; Vous en verrez frémir votre peuple lui-même.
Je dévoilerai tout. Déjà dans Régulus Il admire un héros qu'il ne redoute plus; Déjà du sein du peuple un murmure s'élève; Déjà pour le malheur sa pitié se soulève.
Source : Gallica

Julien Paillet Poésies à l'usage de la jeunesse… (1843)

Tu vivras, mais abjure un honteux brigandage, Répond le proconsul ; le meurtre et le pillage Sont-ils dignes de toi, dont le cœur généreux Etait né pour s'ouvrir à de plus nobles vœux?
L'amour de la vertu dort au fond de ton âme, Tu dois y réveiller cette divine flamme.
Sois fier; mais désormais, plus juste et plus humain, Du sang des voyageurs ne souille plus ta main ; , Que sur les tyrans seuls retombe ta furie !
Ton cœur indépendant demande une patrie, Est-ce dans le désert que tu peux l'obtenir ?
C'est Carthage qu'il faut et frapper et punir !
Source : Gallica

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