Fernand Gregh,
Revue des Deux Mondes
“ Qu’il enivre d’un tiède et mystérieux vin, Quelque chose qu’on sent parfois un peu divin, Quelque chose d’immense, et d’auguste, et de vain : C’est comme un grand soupir de Dieu dans les ténèbres. BEAUTÉ Ce soir, je me sens plein de rêve, à fondre en pleurs : Partout mon âme crée une autre âme infinie ; Mon silence dans l’air évêque une harmonie, Et mes yeux refermés font éclore des fleurs. Mon sang anime au loin de ses jeunes chaleurs Le vieux monde où s’éveille un fraternel génie, Et je vois se mêler, dans une ombre bénie, Les gestes des contours aux regards des couleurs. ”
