Émile Deschamps

Émile Deschamps

Résumé

Portrait de Émile Deschamps Émile Deschamps Retour à Paris

Où, comme la beauté, l’âme aux flambeaux se fane ;
Où les hommes n’ont pas d’amis s’ils n’ont point d’or ;
Où des femmes, niant la pudeur, leur trésor,
Vous diraient que, pourvu qu’on soit la plus jolie,
Aller s’inquiéter d’autre chose est folie ;
Où mille sots blasés se creusent, jours et nuits,
À chercher des plaisirs qui les changent d’ennuis...
Riez pourtant, dansez et bondissez de joie
Sur votre banc, sitôt que l’archet se déploie ;
Soyez reine d’un bal ; c’est bien, j’applaudirai
Ainsi que la douleur, le plaisir est sacré
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Portrait de Émile Deschamps Émile Deschamps Retour à Paris

De quelque belle amour cachée à tous les yeux,
Lieu, qu’en mourant, on quitte à regret pour les cieux ;
Et Paris, grand foyer, lumineuse tempête,
Où le cœur s’étourdit, où l’on vit par la tête.
Salut donc ! de ton luxe et de tes arts pompeux
Réveille mes regards éteints, et, si tu peux,
Couvre de tous tes bruits, les cris d’une âme en peine.
Je regarde et j’écoute. — Allons, Paris, en scène !
Je veux du drame immense, aux huit cent mille acteurs,
Suivre la marche, assis au banc des spectateurs :
Tristes soulagemens d’un mal irrémédiable,
Passez, maux et douleurs des autres !
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Portrait de Émile Deschamps Émile Deschamps Retour à Paris (1832)

Où sont mes rocs brûlans, mes fraîches promenades, Les cris de l'aigle à jeun, le fracas des cascades, Les soupirs des forêts et des beaux lacs ! — au lieu De ces grands bruits, qui sont comme la voix de Dieu, C'est la voix des crieurs de la Bourse, Gomorrhe Qu'il faudra bien qu'un jour le feu du ciel dévore!.
Le chagrin est plus noir dans la noire cité.
Et partout le brouillard, comme un crêpe, jeté!.
La pâle aurore touche au pâle crépuscule; Ce monde est triste à voir, et le soleil recule.
Deuil au ciel!. Deuil au cœur!.
Source : Gallica

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