André Joussain, Anthologie néo-romantique
“ L’étoile du berger que la nuit accompagne, Comme une goutte d’or jaillissant dans l’air bleu, Regarde en souriant briller d’un dernier feu Le casque des forêts sur le front des montagnes. Au ciel rouge, le soir lentement survenu Déroule la splendeur de ses métamorphoses. L’homme, rêveur, s’accoude au puits béant des choses, Et s’étonne, muet, au bord de l’inconnu. Les plaines à tes pieds, songe au peu que nous somme ; Contre ces monts, le bruit du monde s’est brisé. L’ombre du soir descend dans ton cœur apaisé. Que t’importe à présent l’injustice des hommes ? ”
