Jean-Louis Laya,
Lettre d'Eusèbe à son ami, par M. Laya…
(1815)
“ Le foudre souterrain, s'enflammant de nouveau, Lance d'affreux rochers qui brisent mon vaisseau. Roulant de flots en flots sur l'abîme qui gronde, Ses débris dispersés sont refoulés par l'onde Vers la rive ou moi-même, en leur cours entraîné, J'ai revu, j'ai touché la terre où je suis né ; Mais seul !. Les flots jaloux ont gardé ce que j'aime Déplorable moitié de cet autre moi-même, Sur le sable jeté, meurtri, glacé , mourant, Quel est mon désespoir et mon cri déchirant, Quand le pâle rayon de l'aube blanchissante Ne me laisse plus voir que mon épouse absente ! ”
