Léon Cladel

Léon Cladel

Résumé

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel Crête-Rouge (1880)

L'ennemi est le premier à rendre hommage à l'énergie morale & au courage dont la population parisienne tout entière vient de donner l'exemple. Paris a beaucoup souffert; mais la République profitera de ses longues souffrances, si noblement supportées. Nous sortons de la lutte qui finit, retrempés pour la lutte à venir. Nous en sortons avec tout notre honneur, avec toutes nos espérances, malgré les douleurs de l'heure présente; plus que jamais nous avons foi dans les destinées de la patrie.
Source : Gallica

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel Crête-Rouge (1880)

Où le blé manque, impuissant est le fer. Adieu le rêve grandiose!. « On ne dédierait à la Liberté nulle hécatombe de tyrans & de leurs suppôts, on ne trouerait point les masses étrangères, on ne laverait pas dans le sang impur
des néo-kaiserlichs l'affront de Sedan, on ne recouvrerait ni Metz vendu, ni Strasbourg incendié, l'on ne purgerait ni Colmar, ni Mulhouse, ni Thionville, on ne sauterait pas le Rhin; adieu la République universelle, adieu les Etats-Unis d'Europe ! Adieu la ligue internationale des travailleurs, adieu la foi, l'espérance & la justice; adieu tout !. »
Source : Gallica

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel Crête-Rouge (1880)

Quelle que soit la violence des émotions qui nous agitent, ayons le courage de demeurer calmes. Quiconque fomenterait le moindre trouble dans la cité trahirait la cause de ses défenseurs & servirait celle de la Prusse. De même que l'armée ne peut vaincre que par la discipline, nous ne pouvons résister que par l'union & l'ordre.
Nous comptons sur le succès, nous ne nous laisserons abattre par aucun revers.
Cherchons surtout notre force dans l'inébranlable résolution d'étouffer, comme un germe de mort honteuse, tout ferment de discorde civile.
Vive la France ! vive la République!
Source : Gallica

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