Résumé

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Paris assiégé : tableaux et souvenirs… (1871)

Vivre est plus long, vivre est plus rude peut-être, la nécessité de vivre impose à tout citoyen le devoir de refaire la France. Mais il est de ces heures où, comme le fils de Gracchus Babeuf au moment de l'entrée des alliés à Paris, on se jetterait d'un bond du haut de la colonne Vendôme sur le pavé.
Les plus heureux sont peut-être ceux qui ont cessé de souffrir, comme Henri Regnault, dont on a retrouvé le corps, le nez dans la terre, le visage couvert de feuilles sèches, devant Buzenval. La nature mettra longtemps pour produire un coloriste aussi merveilleusement doué.
Source : Gallica

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Paris assiégé : tableaux et souvenirs… (1871)

« Outre que nous faisons la guerre à l'homme qui nous a rendus si forts par ses bons offices et qui écrase l'idée révolutionnaire en France comme nous l'étouffons en Allemagne, nous allons à un danger terrible. L'armée française battue, c'est la nation française que nous avons devant nous. Ce n'est plus l'empire, c'est la République. Traiterez-vous avec la République? C'est la guerre à outrance, c'est la lutte de peuple à peuple. La République ! vous savez que sa devise est : Vaincre ou mourir! »
Alors le roi Guillaume, hochant la tête : « C'est possible. Eh bien, abandonnons le Luxembourg. »
Source : Gallica

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Paris assiégé : tableaux et souvenirs… (1871)

Certes, la foule est admirable, elle se laisse prendre à toute espérance d'espoir, elle crie : Vive la République! elle demande à marcher, à combattre, à mourir, mais lorsqu'on voit de près les hommes et qu'on juge soigneusement les choses, quelle tristesse! Et comme tout cela parait médiocre à côté de la grandeur et de l'horreur d'une telle situation! Que fait l'Hôtel de ville? Il s'inquiète beaucoup plus de Motlu que des Prussiens, absolument comme les chefs de bataillon qui réclament Mottu tandis que le canon tonne. Ils prennent le nom de la République sans faire de révolution.
Source : Gallica

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