Jules Claretie,
Paris assiégé : tableaux et souvenirs…
(1871)
“ Vivre est plus long, vivre est plus rude peut-être, la nécessité de vivre impose à tout citoyen le devoir de refaire la France. Mais il est de ces heures où, comme le fils de Gracchus Babeuf au moment de l'entrée des alliés à Paris, on se jetterait d'un bond du haut de la colonne Vendôme sur le pavé. Les plus heureux sont peut-être ceux qui ont cessé de souffrir, comme Henri Regnault, dont on a retrouvé le corps, le nez dans la terre, le visage couvert de feuilles sèches, devant Buzenval. La nature mettra longtemps pour produire un coloriste aussi merveilleusement doué. ”
