Résumé

Arnold Henryot Paris pendant le siège, 1870-1871 (1871)

Seul, il a retenu pendant cinq mois les armées allemandes immobiles devant ses murs, et circonscrit jusqu'à la Loire l'invasion qui, si Paris eût capitulé, se fût étendue jusqu'aux Pyrénées. Il a fait plus, il a failli changer en déroute les succès inouïs de l'armée prussienne : il a créé tout ce qu'il fallait pour y réussir : des armées et des canons. Il ne lui a manqué qu'un homme capable de tirer parti de tout cela; ou plutôt Paris a eu le malheur de compter un homme de trop et d'avoir trop longtemps confiance en lui. Cet homme néfaste, dernier legs de l'empire, c'est le général Trochu.
Source : Gallica

Arnold Henryot Paris pendant le siège, 1870-1871 (1871)

Choisy, c'est la route de France, c'est par là que d'Aurelles de Paladines, que Chanzy, que nos frères de la province doivent nous donner la main ; c'est le premier combat de la garde nationale, c'est la prise de la Gare-auxBœufs.
Châtillon, c'est la fuite honteuse des zouaves et de la ligne ; c'est l'aire d'où les Allemands regardent Paris comme une proie ; c'est la forteresse muette et tout d'un coup foudroyante qui tue les femmes et les enfants, les malades et les blessés !.
Source : Gallica

Arnold Henryot Paris pendant le siège, 1870-1871 (1871)

Les élections de Paris, primitivement indiquées pour le 5 février, furent reculées jusqu'au 8, le même jour que dans les départements. Jamais plus de candidats ne briguèrent les suffrages, et jamais la discussion de leurs mérites ne fut plus ardente. Ce qu'il faut voir avant tout dans le résultat des élections de Paris, c'est la volonté unanime de sauver et de conserver la République ; en second lieu, un sentiment de juste reconnaissance pour ceux qui, par leur
héroïsme ou leurs efforts patriotiques pendant la durée du siège, ont le mieux mérité de la France.
Source : Gallica

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