Arnold Henryot, Paris pendant le siège, 1870-1871 (1871)
“ Seul, il a retenu pendant cinq mois les armées allemandes immobiles devant ses murs, et circonscrit jusqu'à la Loire l'invasion qui, si Paris eût capitulé, se fût étendue jusqu'aux Pyrénées. Il a fait plus, il a failli changer en déroute les succès inouïs de l'armée prussienne : il a créé tout ce qu'il fallait pour y réussir : des armées et des canons. Il ne lui a manqué qu'un homme capable de tirer parti de tout cela; ou plutôt Paris a eu le malheur de compter un homme de trop et d'avoir trop longtemps confiance en lui. Cet homme néfaste, dernier legs de l'empire, c'est le général Trochu. ”
