Léon Cladel

Élements biographiques

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel,  Le Bouscassié : oeuvres de Léon Cladel (1881)

“ Oui, par moments, lui, tant il jouissait, croyait vivre et vivait réellement en paradis : il était heureux.
Vrai! Rien ne lui restait à désirer, rien : à défaut de la cognée, il maniait la gaffe et l'aviron ; s'il eût préféré peut-être aux rumeurs dolentes des eaux la voix superbe des chênes sous le vent, sa forêt aux rivages, en revanche, n'avait-il pas avec lui Rouma, qu'il aimait autant que soi-même; et n'avait-il pas Janille, qu'il aimait cent fois plus ? Adorant les siens, il était non moins adoré par eux, et le bonheur habitait la maison.
”
Source : Gallica

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel,  L'amour romantique (1882)

“ Olympe, Olympe, je souffrais !
L'hiver se passa sans que j'eusse rien obtenu, rien. Une sorte de deuil emplissait mon âme et je ne savais pas sourire aux soleils d'avril. Il me semblait que je ne vivais point, et la nature, avec la vertu de ses floraisons et de ses parfums nouveaux, augmentait ma tristesse au lieu de l'apaiser. O prodiges de l'amour !. Il ne fallut
qu'un mot de celui qui tenait endormis mes sens afin que tout se transformât à mes yeux, et le ciel et la terre, et moi-même.
”
Source : Gallica

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel,  Les Va-Nu-Pieds (1881)

“ Alerte, fier et robuste, à peine avait-il, lorsqu'il quitta le Quercy, du poil au menton, et voici que, après six ans d'absence, il y revenait terne, usé, fourbu, flétri comme l'est un porion à l'âge de quarante ans, et sa chevelure ainsi que sa barbe absaloniennes s'allongeaient et pendaient tristement sur son corps émacié, semblable aux ramures affaissées et plaintives d'un saule pleureur.
– Eh quoi ! mon Dieu ! c'est toi ? lui dit sa mère en tâchant en vain à retrouver en lui
quelque chose du frais et joyeux adolescent qu'elle attifait et pomponnait jadis avec tant de zèle.
”
Source : Gallica

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