Résumé

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel Kerkadec, garde-barrière, par Léon Cladel… (1884)

« Vas-y, Lutin ! » reprit : — Tonnerre de Dieu! prends garde, Lambert.
Un fracas semblable à la chute d'une avalanche, en même temps qu'un cri terrible, prolongé, couvrit ces mots, et des tourbillons de cendres rubescentes
montèrent en spirale vers les nues, En s'effondrant, le maçonnage avait rompu le toit du cellier, et l'homme entraîné, « le lancier» avait disparu dans la cavité! C'en était fait de lui! Perdu, perdu! Mais tout à coup la multitude aux abois fut prise de stupeur en voyant un vieux en casquette, en sarrau, l'avertisseur, le propriétaire du chien, entrer dans la fournaise.
Source : Gallica

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel Kerkadec, garde-barrière, par Léon Cladel… (1884)

Et s'étant levé gaiement, il ouvrit
la porte, et la bête, dont j'avais le matin même admiré le merveilleux instinct, apparut, tout entière, assise sur le seuil.
— Le voilà! c'est lui, l'intime et l'inséparable de papa Kerkadec; oui c'est Lutin!
Nulle part, ni jamais à personne semblable dénomination ne fut mieux appliquée qu'à ce farfadet à quatre pattes, qui ne rappelait aucune espèce connue de sa race si prolifique et si variée pourtant.
Source : Gallica

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel Kerkadec, garde-barrière, par Léon Cladel… (1884)

Les misérables auxquels le fléau coupait la retraite, étaient condamnés sans appel ni sursis; autour d'eux tout, tout craquait et leurs vêtements ainsi que leurs cheveux commençaient à roussir.
— Houp-là ! vas-y, vaillant ; tout dépend de ton aplomb à cette heure;
à toi, mon vieux camarade ; à toi, Lutin!
A cet ordre, un animal fantastique serrant des amarres en sa gueule fila comme un chat le long de la poutre et non moins facilement qu'il était monté redescendit, après avoir déposé son fardeau sur le chambranle enfumé de la fenêtre.
Source : Gallica

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