Georges Eekhoud,
La nouvelle Carthage
“ Porté sur les épaules de Jan Vingerhout, Laurent, leste comme un singe, s’aidant des pieds et des mains, s’accrochant à des aspérités chimériques, parvient jusqu’au balcon, l’escalade, empoigne la hampe, essaie de la dégainer, finit par s’y suspendre, en tirant sur l’étoffe : on entend un craquement, le bois se brise... La foule jette un cri d’anxiété. Le drapeau est conquis, mais le hardi conquérant s’abat dans le vide avec son trophée. Il se serait rompu le cou sur le pavé si le vigilant et solide Vingerhout n’eût été là. ”
