Frédéric Boutet

Résumé

Frédéric Boutet Voyage en Belgique et en Hollande… (1851)

Vous avez sans doute hâte de me voir partir pour Londres.
Quant à La Haye, c'est différent : vous vous représentez, tout de suite, la grande ville, la ville royale. Comme à Rotterdam , les rues sont percées de canaux avec leurs ponts levis ; mais l'aspect des maisons est plus gai : elles paraissent moins rapprochées entre elles, moins gênées. Des décors de bon goût ornent les façades. De grands corps de logis, aux larges et nombreuses ouvertures, ont des perrons pavés de marbre et des balcons garnis d'ornements de cuivre et d'acier fondu : tous les dehors enfin de l'aisance et du luxe.
Source : Gallica

Frédéric Boutet Voyage en Belgique et en Hollande… (1851)

Je revenais de Claremont, par le train du chemin de fer decinq heures. Deux jeunes gens, français, se trouvaient dans le même wagon que moi, et nous venions d'interrompre une conversation assez animée, lorsque, regardant à l'une des portières , du côté de la ville, je fus frappé d'une brillante clarté de soleil qui dorait le faîte des toits et semblait éclairer le plus beau temps du monde. Je m'extasiais à cet éclat de l'atmosphère. Mes compagnons de voyage, qui n'avaient porté leurs regards que de l'autre côté, se prirent à rire et crurent que je voulais plaisanter.—: Que dites-vous?
Source : Gallica

Frédéric Boutet Voyage en Belgique et en Hollande…

Wellington et Waterloo, Nelson et ses victoires font les plus grands frais de la gloire des Anglais. Leurs noms sont prodigués aux rues, aux places, aux ponts, à tout ce qui s'élève de terre. On les lit sur les flammes des vaisseaux, des vapeurs de l'Etat. Les colonnes servent de piédestal à leurs statues. Enfin on en a mis partout.
Dans tout Londres, il n'existé absolument qu'un seul café, encore c'est un Français qui l'a monté et qui l'exploite.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature