Félix Narjoux

Résumé

Félix Narjoux L'aventure de William Knobbs (1882)

Ah ! la belle chose que la vie quand on est jeune, qu'on aime et qu'on est aimé !
Comme le souvenir du pauvre Knobbs était loin, combien peu ils pensaient à lui! quelle n'eût pas été leur émotion si tout à coup ils l'avaient vu paraître, si, embarqué à leur insu sur le même bâtiment, il s'était montré prêt à se venger.
Mais Knobbs ne survint pas, il était étendu demi-mort sur le lit d'une auberge de Péra et laissait nos deux amoureux gaiement continuer leur voyage, le plus beau, qu'avec la
femme aimée, on puisse peut-être faire sur notre vieille Europe.
Source : Gallica

Félix Narjoux L'aventure de William Knobbs (1882)

Stamfield avait donc mené son entreprise à bonne fin ; il avait réussi, le succès avait couronné ses efforts. Il s'était débarrassé de Knobbs à Constantinople; dans un instant il allait débarquer à Venise ; il pourrait poursuivre son voyage et, sans remords comme sans inquiétude, la conscience en repos, il s'arrangerait une existence à son gré, disposerait sa vie d'une façon conforme à ses goûts et l'imposerait à cette femme désormais soumise et attachée à sa fortune.
Un sourire, celui du triomphe, celui de l'homme content de lui-même, errait sur ses lèvres.
Source : Gallica

Félix Narjoux L'aventure de William Knobbs (1882)

A trois heures, Knobbs entrait en gare à Ostende.
Au moment où Knobbs mettait le pied hors de son wagon, un enfant se mit à crier à ses oreilles : « Demandez la liste exacte et complète des étrangers. » Knobbs s'en saisit et lut à la seconde page : « Hôtel Marion, Lord et Lady Stamfield. » Elle prend son nom, se dit-il, c'est complet ! D'une main convulsive il froissa le fatal papier qui lui apprenait sa honte, et il alla droit devant lui comme un homme que
pousse la fatalité.
Source : Gallica

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