Résumé

Raoul Lajoye Mes vingt-huit jours en Russie… (1892)

En quittant l'Hermitage, nous saluons les cariatides de granit qui gardent l'entrée du musée, et, complètement abrutis par cette visite trop rapide, nous nous dirigeons vers le bazar pour brocanter un peu.
Tous les bazars de la Russie se ressemblent, qu'ils affectent la forme ronde ou qu'ils soient carrés : leurs petites boutiques ont une activité qui ferait rêver nos marchands du Palais-Royal; mais, là-bas, ils ont le même défaut qu'ici : on ne peut
pas s'arrêter devant un magasin sans être assailli par un commis qui obtient un succès qu'il ne cherchait pas, celui de vous mettre en fuite.
Source : Gallica

Raoul Lajoye Mes vingt-huit jours en Russie… (1892)

Nous sommes au bord du lac Saïma, dont la seule issue se trouve précisément à Imatra : un bateau à vapeur nous reçoit et il nous faut plusieurs heures pour regagner le chemin de fer.
Quel contraste avec les petits lacs que nous parcourions hier : c'est une véritable mer intérieure, bordée partout par des sombres sapins qui donnent à l'eau un reflet noir; je crois du reste que les Finlandais l'appellent la mer noire. Mais les horizons sont très beaux et je ne déconseillerai à personne de faire cette excursion, surtout pour ceux qui aiment les fontaines
lumineuses.
Source : Gallica

Raoul Lajoye Mes vingt-huit jours en Russie… (1892)

Vers les deux heures, on arrive à Varsovie, Le premier aspect est favorable, et l'omnibus de l'hôtel nous fait traverser de belles rues; mais quel pavé! Nous retrouverons à Saint-Pétersbourg et à Moscou cet assemblage de gros galets qui vous font bondir comme les marrons dans la poêle.
L'hôtel est un véritable monument. Pendant que Siertah, comme M. Crèpin, change de linge, je descends à la salle à manger pour luncher.
Grâce à mes gestes, je me fais servir une assiette de viande froide et de la bière,
mais je voudrais de la moutarde...
Source : Gallica

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