Résumé

Various Le Tour du Monde; La Russie, race colonisatrice

Une plaine où, ça et là, des couvents, des cabanes, dressaient leurs clochers et montraient leurs toits, s'étendait, toute verte, avec ses routes blanches. Au fond, Moscou brillait. On l'apercevait tout entière: l'église du Sauveur d'abord aux cinq dômes fulgurants; puis, derrière, les clochers bulbeux du Kreml, la tour de l'Ivan Véliki, la façade du Palais Neuf. Tout autour, dans la teinte uniforme des autres toits, des clochers plus petits faisaient effort vers le Kreml. Et, par derrière, la ville semblait se prolonger à l'infini, se répandre vers l'Orient inculte et qu'il faut coloniser.
Source : Gutenberg

Various Le Tour du Monde; La Russie, race colonisatrice

Mais au printemps, c'est un réveil subit: le fleuve s'enfle, les lourds bateaux peuvent se confier à ses eaux puissantes; on se rappelle ici qu'il y a d'autres hommes, là-bas, dans la plaine; et par la Bielaïa, par la Kama et par la Volga, jusqu'à Kazan, jusqu'aux quais de Nijni, les fers de l'Oural descendent. C'est tout le capital des entreprises, c'est tout le travail de l'année, toute la vie d'un peuple qui se confie aux eaux.
Source : Gutenberg

Various Le Tour du Monde; La Russie, race colonisatrice

Entre l'isba, qui s'abrite sous les arbres, et les feux de campement, qui rougissent dans la nuit les visages des émigrants en marche, il n'y a point de différence: demain, la foudre brûlera le village, donnera l'ordre de partir, ou les moujiks, d'eux-mêmes, l'abandonneront, comme ils laissent au matin les cendres de leur feu. Et l'on comprend alors, dans cet infini de la plaine, avec quelle passion les paysans voyageurs désirent Moscou, la cité sainte, avec son Kreml superbe et ses cathédrales dorées, qui doivent surgir, là-bas, derrière l'horizon.
Source : Gutenberg

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