Nikolaï Karamzine,
Histoire de l’empire de Russie…
“ Tout le monde savait que le Régent ne laissait à Fédor que le nom de Tsar, et ce n’était pas seulement parmi les premiers personnages de l’État, mais même dans la bourgeoisie de la capitale, qu’on avait en général peu d’amour pour Boris. Un pouvoir absolu entre les mains, même du plus digne des sujets, déplait à la nation ; Adacheff avait eu de l’empire sur le cœur d’Ivan ; il gouverna la Russie, mais il se tint toujours modestement derrière un Monarque plein d’énergie et d’activité ; il fut comme invisible au milieu de la gloire d’Ivan : Godounoff, au contraire, commandait en souverain ”
