G. Lecointe de Laveau

Résumé

G. Lecointe de Laveau Moscou avant et après l'incendie… (1814)

Une semaine après l'entrée des Français, l'antique Moscou n'existait plus ; tel fut le spectacle que le patriotisme russe livra à l'admiration de l'Europe et au conquérant qui, loin de jouir des honneurs du triomphe et de la vue des peuples s'humiliant devant lui, fut contraint d'habiter au milieu des flammes et des ruines , et vit son char rouler sur des cendres et des cadavres.
Source : Gallica

G. Lecointe de Laveau Moscou avant et après l'incendie… (1814)

Après tout ce qu'on avait dit du dévouement des Polonais, qui devaient se lever en masse, de l'arrivée d'une grande armée de réserve, et des approvisionnemens qui nous attendaient , l'armée comptait enfin pouvoir se tenir sur la défensive.
En approchant des frontières de la Prusse, Napoléon pensait peut-être en obtenir de nouveau , des hommes , des vivres et de l'or. Mais ce n'est pas en les subjuguant qu'on gagne l'amitié des peuples. Les Français en traversant les états Prussiens, pour se rendre en Russie , les avaient plutôt traités en pays ennemis qu'en alliés.
Source : Gallica

G. Lecointe de Laveau Moscou avant et après l'incendie… (1814)

On a souvent parlé de l'état malheureux de ces esclaves, qui cependant sont presque toujours contens de leur sort. Habitués à la dépendance dès l'âge le plus tendre, la sujétion devient pour eux un état d'habitude, et non une peine. Le seigneur est la Providence du serf, qui en attend le bien , ou craint le mal qui peut lui survenir. Quand un incendie consume la maison du paysan, le seigneur lui fournit le bois nécessaire pour en bâtir une autre ; il lui donne des grains quand l'année est mauvaise, des bestiaux quand il a perdu les siens par une épizootie.
Source : Gallica

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