Résumé

Fragments sur la campagne de Russie (1814)

Le froid a tué leurs chevaux ; les chevaux une fois morts, les hommes ne leur ont pas survécu ; la cavalerie s'est trouvée à pied, l'infanterie sur les dents, les canons ont été abandonnés, les plans déconcertés , la bagarre a commencé ; et voilà comment le froid seul a chassé les Français audelà de la Vistule, et Napoléon à Paris. Cette belle explication des désastres de l'armée française est aussi intéressante que les détails de tous ces combats, où les Français triomphent sans cesse des Russes, font des prisonniers, et gagnent toujours du terrein vers le Niénlen.
Source : Gallica

Fragments sur la campagne de Russie (1814)

Chaque nuit, plusieurs centaines d'hommes périssaient gelés ; l'épuisement en emportait autant chaque jour.
Des monceaux de cadavres montraient les traces du passage de l'armée ; les soldats jetaient par bandes armes et bagages ; il n'était plus question d'ordre ni de discipline : le soldat ne s'inquiétait plus de son officier, ni celui-ci du soldat ; chacun était tellement occupé de soimême , qu'il ne pensait à qui que ce soit, et n'était pas plus capable de commander que d'obéir.
Source : Gallica

Fragments sur la campagne de Russie (1814)

Un léger incident qui eut lieu quelques jours avant, et qui ne cadrait pas trop avec la justesse de ses mesures, fut la bataille de Borodino. Dans cette mémorable journée, les Russes accueillirent si bien les vieilles bandes guerrières de Napoléon (selon l'expression favorite des bulletins) , qu'elles les désabusèrent un peu de leur confiance dans l'habitude de triompher, et les envoyèrent à plus de deux milles (quinze werstes) du champ de bataille féliciter leur empereur sur sa victoire.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature