Aimé de Saint-Brice

Résumé

Aimé de Saint-Brice La retraite de Moscou (1848)

Ce fut en vain qu'on essaya de la convaincre que le danger était moins grand pour elle que pour ceux qui étaient plus éloignés ; elle rentra précipitamment dans la voiture, et, la figure appuyée sur les genoux d'Olga, elle se mit à prier avec ferveur.
Un instant après son mari alla la rejoindre ; et Iwan et Malwitz purent se concerter librement ensemble sur le parti à prendre dans ces circonstances difficiles.
— Il faut sortir d'ici, dit Malwitz, à quelque prix que ce soit : car il n'y a plus d'espoir de franchir le pont qui ne tardera pas à s'écrouler.
Source : Gallica

Aimé de Saint-Brice La retraite de Moscou (1848)

Je ne croyais pas avoir pour ami un assassin. Mais as-tu oublié que tu es dans une ville encore française ?
— Je m'en inquiète fort peu, répondit Peteroff avec dédain.
— Et tu penses que ta femme et ton fils sont aussi indifférens que toi aux suites que peut entrainer ta folie? car le fanatisme t'a privé de ta raison, la passion t'a aveuglé.
Malwitz allait continuer, quand on entendit dans l'escalier le bruit des pas de plusieurs personnes qui montaient précipitamment.
Source : Gallica

Aimé de Saint-Brice La retraite de Moscou (1848)

M. Rondeau entra , et un spectacle affreux s'offrit à sa vue. Un jeune homme était renversé sur un banc auquel on l'avait attaché ; son dos était nu et sillonné de plaies d'où le sang jaillissait en abondance.
— Misérable ! s'écria le négociant français au Moscovite , oubliant qu'il ne pouvait le comprendre; qu'as-tu fait ? quel crime a commis ce jeune homme?
Le bourreau contemplait sa victime avec cette expression de joie féroce que l'on ne rencontre ordinairement que dans les bêtes sauvages. Le corps droit
et les bras croisés, il semblait savourer le plaisir d'une vengeance satisfaite.
Source : Gallica

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