Léon Tolstoï,
Guerre et Paix
(1869)
“ Et Moscou les englobait de plus en plus. L’eau qui coule sur la terre sèche disparaît, et il n’y a plus ni eau ni terre sèche ; de même l’armée affamée entrant dans une ville abondante et vide se détruisait ; la ville abandonnée disparut, et la boue, l’incendie et la maraude se développèrent. Les Français attribuent l’incendie de Moscou au patriotisme féroce de Rostoptchine, les Russes à la sauvagerie des Français. En réalité les causes de l’incendie de Moscou, si tant est que cet incendie puisse être attribué à quelque personnage, n’existaient pas et ne pouvaient exister. ”
