Adolphe Badin

Résumé

Adolphe Badin Un Parisien chez les Russes (1883)

Peut-être, à tout prendre, trouvera-t-on la Guerre supérieure à la Paix, pour la beauté des peintures, la grandeur et l'animation des tableaux, la vivacité du coloris. Il est certain qu'il n'existe point, à notre connaissance, de descriptions de batailles plus complètes et plus serrées d'exécution, que celles d'Austerlitz et de Borodino. Quelle page merveilleuse encore que l'incendie de Moscou ! Et la retraite de l'armée française, depuis la ville sainte jusqu'à la frontière russe, vit-on jamais drame plus grandiose, plus magistralement déroulé dans sa réalité poignante ?
Source : Gallica

Adolphe Badin Un Parisien chez les Russes (1883)

C'est fou, c'est inouï, c'est l'oeuvre d'un cerveau en délire ; mais, malgré tout, ce n'est pas ennuyeux ni commun ; et l'on comprend que l'imagination quelque peu paradoxale et raffinée du poète d'Émaux et Camées se soit engouée de cette chimérique, de cette impossible église, étrange, dit-il, comme l'architecture d'un
rêve, et qu'il ait poussé l'admiration fanatique jusqu'à trouver naturelle, flatteuse même, la cruauté d'Ivan le Terrible, faisant crever les yeux ou couper la tète de l'architecte pour l'empêcher d'en bâtir une autre plus belle.
Source : Gallica

Adolphe Badin Un Parisien chez les Russes (1883)

La guerre s'étant rallumée et se rapprochant des frontières russes, Nicolas Rostow s'arrache à sa famille, à sa soeur Natacha, toujours charmante avec sa vivacité juvénile, à sa jolie cousine Sonia, qui l'adore plus que jamais, et va rejoindre son régiment déjà en Pologne. A peine est-il arrivé, que son ami et commandant, Denissow, un soldat très brave mais très emporté, – s'attire une méchante affaire avec l'intendant en chef, qu'il traite cavalièrement de voleur ; après quoi, il part en reconnaissance et attrape une blessure assez grave qui met ses jours en danger.
Source : Gallica

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