Adolphe Badin, Un Parisien chez les Russes (1883)
“ Peut-être, à tout prendre, trouvera-t-on la Guerre supérieure à la Paix, pour la beauté des peintures, la grandeur et l'animation des tableaux, la vivacité du coloris. Il est certain qu'il n'existe point, à notre connaissance, de descriptions de batailles plus complètes et plus serrées d'exécution, que celles d'Austerlitz et de Borodino. Quelle page merveilleuse encore que l'incendie de Moscou ! Et la retraite de l'armée française, depuis la ville sainte jusqu'à la frontière russe, vit-on jamais drame plus grandiose, plus magistralement déroulé dans sa réalité poignante ? ”
