Résumé

graf Leo Tolstoy La guerre et la paix, Tome I

«Écoutez-moi, mon prince; je ne vous ai jamais rien demandé, je ne vous demanderai plus jamais rien, et jamais je ne me suis prévalue de l'amitié qui vous unissait, mon père et vous. Mais à présent, au nom de Dieu, faites cela pour mon fils et vous serez notre bienfaiteur, ajouta-t-elle rapidement. Non, ne vous fâchez pas, et promettez. J'ai demandé à Galitzine, il m'a refusé! Soyez le bon enfant que vous étiez jadis, continua-t-elle, en essayant de sourire, pendant que ses yeux se remplissaient de larmes.
—Papa! nous serons en retard,» dit la princesse Hélène, qui attendait à la porte.
Source : Gutenberg

graf Leo Tolstoy La guerre et la paix, Tome I

Une singulière conversation, qu'ils avaient eue un certain jour ensemble, revint dans ce moment à la mémoire de Nicolas: «Il n'y a qu'un imbécile pour se confier à la chance,» lui avait dit son ami.
«Aurais-tu par hasard peur de jouer avec moi?» lui demanda en souriant Dologhow, qui avait deviné sa pensée.
Rostow comprit, à ce sourire, que Dologhow se trouvait, comme au dîner du club, dans une de ces dispositions d'esprit où, éprouvant le besoin de sortir du train-train monotone de la vie, il se laissait volontiers entraîner à commettre une méchante action.
Source : Gutenberg

graf Leo Tolstoy La guerre et la paix, Tome I

La princesse Marie se leva et s'arrêta à mi-chemin:
«André, si vous aviez la foi, vous vous seriez adressé à Dieu, pour lui demander l'amour que vous ne ressentez pas, et votre vœu aurait été exaucé!
—Ah oui! comme cela, peut-être bien!... Va, Marie, je te rejoins.»
Peu d'instants après, le prince André traversait la galerie qui réunissait l'aile du château au corps de logis, et il y rencontra la jolie et sémillante Mlle Bourrienne; c'était la troisième fois de la journée qu'elle se trouvait sur son chemin.
«Ah! je vous croyais chez vous?» dit-elle en rougissant et en baissant les yeux.
Source : Gutenberg

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