Bataille d'Ulm

Définition et enjeux

Philippe-René Girault,  Mes campagnes sous la République et l'Empire… (1884)

“ Les Autrichiens démoralisés n'étaient plus capables de nous arrêter ; ils se retirèrent à Ulm, dans un camp retranché qui était entouré de formidables défenses. Toute l'armée française se réunit autour de cette ville, offrant la bataille à l'ennemi qui n'osa pas l'accepter.
* * *
Notre division fut placée en observation sur la rive gauche du Danube. A peine étions-nous arrivés dans le village qui nous était assigné comme cantonnement que l'on aperçut sur la route qui conduisait à Ulm un nuage de poussière. Croyant que c'était une tête de colonne, notre régiment fut envoyé à la découverte.
”
Source : Gallica

Charles Mullié,  Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850

“ Il lui expose à la fois les chances que présente l’action qu’on veut livrer, et le danger qu’il y a à abandonner aux Autrichiens les débouchés d’Ulm. Ils peuvent, dès que nous aurons passé le fleuve, se jeter brusquement sur nos derrières, saisir nos communications, et nous mettre dans la situation où nous les avons placés nous-mêmes. Ils peuvent se diriger sur Elvangen, Heydenheim, Neresheim, pousser même jusqu’à Nordlingen, s’ils le jugent convenable. À ce grave inconvénient s’enjoint un autre. Nous voulons livrer bataille, mais comment y parvenir ? L’Iller n’est guéable nulle part. ”
Source : Wikisource

Portrait de Charles Thoumas Charles Thoumas,  Le maréchal Lannes (1891)

“ On sait enfin comment les troupes enfermées dans Ulm défilèrent devant Napoléon, entre les deux lignes de l'armée française rangée en bataille sur les hauteurs du Michelsberg et du Frauenberg. Trente mille hommes, dont deux mille de cavalerie et dix-huit généraux, déposèrent les armes, livrant au vainqueur soixante pièces de canon et quarante drapeaux. ”
Source : Gallica

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