“ Amené devant l'empereur pour ce fait et accompagné de sa capture, Napoléon lui demande si c'était vraiment, lui seul qui les avait faits prisonniers ? — « Oui, Sire, répondit-il. — Mais ils sont deux fois grands comme toi, lui réplique le vainqueur d'Italie. — Ah ! quand ils sont trop grands, on les coupe en deux, Sire ; » en même temps il fait le simulacre d'un coup de sabre. ”
Résumé
“Description de la Colonne, monument triomphal élevé à la gloire de la Grande Armée par l'empereur Napoléon ; suivi d'un Précis historique de la campagne de 1805”, publiée en 1844, est une œuvre de . Des thèmes tels que bas-relief, Loiben ou Diernstein y sont abordés.
Citations de Description de la Colonne, monument triomphal élevé à la gloire de la Grande Armée par l'empereur Napoléon… ()
“ Le 14 octobre, le fossé de la porte de la ville d'Ulm fut attaqué par nos chasseurs à pied, qui se précipitèrent au pas de charge sur les Autrichiens ; un de ces derniers est aux prises avec un officier français qu'il a saisi aux cheveux, le soldat ennemi est sur le point de lui ôter la vie, lorsqu'une balle meurtrière l'atteint et le renverse. Dans le fond du bas-relief on découvre la ville d'Ulm, défendue par des grenadiers hongrois qui, du haut des remparts, entretiennent un vigoureux feu de mousqueterie. ”
“ « Je donne encore un conseil à mon frère l'em- pereur d'Allemagne : qu'il se hâte de faire la paix, c'est le moment de se rappeler que tous les empires ont un terme ; l'idée que la fin de la dynastie île la maison de Lorraine serait arrivée doit l'effrayer. Je ne veux rien sur le continent. Ce sont des vaisseaux, des colonies, du commerce que je veux, et cela vous est avantageux comme à nous. » Le général Mack répondit à Napoléon que l'empereur d'Allemagne n'aurait pas voulu la guerre, mais qu'il y avait été forcé par la Russie. ”
“ Alternativement occupé des soins militaires et de ceux de la représentation , Napoléon recevait les grands d'Autriche , visitait les avant-postes, la ville de Vienne et la campagne qui l'entoure, faisait rendre à l'électeur de Bavière l'artillerie que les Autrichiens lui avaient prise, et ajoutait 1,500 fusils , tirés de l'arsenal de Vienne, aux 20,000 dont il avait fait présent à ce prince pendant son séjour à Augsbourg. Le gouvernement autrichien n'avait point d'autre fonderie et d'autre arsenal que ceux de Vienne. ”
“ Ce bas-relief offre dans toute son étendue le pont de Guntzbourg, au moment où il est envahi par nos grenadiers ; des soldats et des sapeurs du génie transportent des charpentes pour rétablir le pont qui vient d'être rompu par les boulets de l'ennemi ; des tirailleurs et fantassins sont sur des pièces de bois pour tirer sur des artilleurs qui desservent la batterie qui nous défend le passage du pont ; à l'extrémité sont des voltigeurs qui s'emparent d'une pièce de canon ”
“ A ce moment la terreur devient générale parmi les troupes ennemies, et elle est d'autant plus grande, que les voiles de la nuit dissimulent aux Russes et la cause de leur défaite et le nombre de leurs adversaires. Toute cette colonne immense jette en partie ses armes, et se précipite confusément dans toutes les directions vers Stein et sur la grande route de Moravie. La colonne qui suivait le chemin qui conduit à Loiben, partage la terreur de celle de droite, et entraine dans sa déroute les troupes qui sont eu avant de Stein. ”
“ La division, avant de passer à Diernstein, avait entendu, dans la direction qu'elle tenait, une fusillade qui ne se soutint pas; mais à moitié chemin, la tête de la colonne fut tout-à-coup accueillie par de nouveaux coups de fusils. Le major Henriod dit alors à son régiment : « Allons, 100e, ce sont encore des Russes, chargeons, et surtout point de prisonniers. » A cette exclamation du major, la méprise est reconnue, le feu a cessé, et l'on entend la troupe adverse s'écrier : Nous sommes de la division Dupont!. soyez les bien venus, nous vous croyions tous prisonniers. ”
“ Le 9 novembre, le 5e corps et la réserve entrent à Saint-Polten. Ce bas-relief représente une masse de soldats de toutes armes qui, dans sa course précipitée, entraîne avec elle des soldats ennemis. Des cavaliers font franchir à leurs chevaux un monceau de morts et de blessés qui sont pêle-mêle sur le premier plan. Le prince Murat, parti de Molk, arriva le 9 au matin à Saint-Polten, et dirigea de cet endroit le général Sébastiani avec sa brigade de dragons sur Vienne. ”
“ Plus loin, est engagé un combat aussi opiniâtre que meurtrier ; une palissade sépare les combattants, un officier s'est élancé un des premiers sur les retranchements ; où il se saisit d'un soldat ennemi, le reste des troupes autrichiennes ne trouve de salut que dans une prompte fuite. A la pointe du jour, le maréchal Ney attaque le pont d'Elchingen avec la division Loison.— L'ennemi occupait la position au nombre de 15 ou 16 mille combattants. Le pont fut enlevé et traversé par les Français au pas de course. ”
“ Tout était préparé dans cette capitale pour y recevoir le libérateur de la Bavière : la ville entière était entièrement illuminée, et les maisons étaient décorées d'emblêmes - ingénieux qui exprimaient l'admiration et la gratitude des habitants. La cour de l'électeur, les autorités administratives et le corps diplomatique accrédité près de Sa Majesté furent présentés le lendemain à l'empereur, qui leur fit l'accueil le plus obligeant, et les entretint long-temps des intérêts de leur pays. L'électeur Maximilien-Joseph était encore à Augsbourg et n'arriva que quelques jours après. ”
“ Le général Marchand, avec la division des grenadiers d'Oudinot qui faisait tête de colonne, n'a pu envoyer qu'une brigade pour prendre part à l'action dont nous venons de rendre compte ; mais la vue de ce renfort important n'avait pas peu contribué à accélérer la retraite de l'ennemi. Poursuivi avec chaleur, le corps autrichien abandonna dans sa fuite son artillerie, et la plus grande partie de ses drapeaux tombèrent aussi au pouvoir des Français, qui firent prisonniers deux lieutenants-colonels , six majors, soixante officiers, et près de quatre mille soldats ”
“ Murat, sorti de Braun presque aussitôt son entrée dans la place, avait continué à suivre l'ennemi dans la direction d'Olmutz. La division du général Walter, qui marchait en tête de la cavalerie française, rencontra un corps de 6,000 cavaliers russes, que le général Kutusow avait placés en arrière-garde pour défendre le point de jonction des routes de Braun et d'Olmutz. Cette division contint l'ennemi jusqu'à l'arrivée de la division du général d'Haultpoult et de quatre escadrons de la garde impériale que le maréchal Bessières conduisait en personne. ”
“ Échappés à ce danger, le maréchal et le général aperçurent, avant d'atteindre Diernstein, plusieurs autres têtes de colonnes qui commençaient à descendre des hauteurs à gauche sur le chemin qui conduit à ce village ; ils hâtèrent leur marche pour gagner le hameau situé entre Diernstein et Loiben, ils croyaient y trouver une partie des troupes qu'ils y avaient laissées; mais ce poste était déjà occupé par l'ennemi, et la division française se trouvait en avant sur le plateau au-dessus de Loiben. Elle avait réussi jusqu'alors à contenir les forces nombreuses qu'elle avait devant elle ”
“ En supposant, selon toute apparence, que l'ennemi se fût un peu développé à droite et à gauche du village, ces troupes ados- sées aux murs de Diernstein, ne pouvaient tirer sur les Français sans tirer sur les leurs. Le major Henriod ajouta qu'au moment ou l'on attaquerait la tête de la colonne ennemie, il convenait de tirer, sur le prolongement des murs et sur la colonne, le petit nombre de coups de canon dont on pouvait encore disposer dans les caissons des deux pièces d'artillerie qui se trouvaient avec la division. ”
“ Après quelques heures, la confiance était si bien établie, que la plupart des boutiques étaient ouvertes et que les vainqueurs et la population soumise semblaient appartenir à la même nation. Le plus grand nombre des Viennois déclaraient hautement qu'ils préféraient voir leur ville occupée par les Français , que gardée par les troupes russes, dont ils avaient appris àredouter les excès, par le rapport des habitants de la haute et basse Autriche. ”
“ Le 8 octobre, le prince Murat bat l'ennemi à Wertingen. L'artiste, dans ce bas-relief, a figuré le moment où ce maréchal, si terrible dans le combat, renverse, culbute l'infanterie ennemie, qui veut s'opposer à son passage : à l'une des extrémités on remarque des cavaliers autrichiens qui rendent leurs armes' aux vainqueurs. Le prince Murat se mit en marche de Kain, où il avait couché la veille avec les divisions de dragons des généraux Klein et Beanmont, el celle du général Nansouty, formée de la brigade de carabiniers et d'une brigade de cuirassiers, pour couper la route d'Ulm à Augsbourg. ”
“ Le maréchal Mortier et le général Gazan, sentant toute la difficulté de leur position, avaient réuni autour d'eux, les officiers supérieurs des différents corps, et tous dé- libéraient sur les moyens de sortir de la souricière où ils se voyaient renfermés. Capituler avec l'ennemi et mettre bas les armes, était un parti indigne des vainqueurs d'Albeck et d'Elchingen, et lorsque quelques hommes pusillanimes propo- sèrent ce moyen honteux, la division entière jura de périr les armes à la main plutôt que de se rendre. ”
“ Magistrats, soldats, citoyens, tous veulent maintenir la patrie hors de l'influence de l'Angleterre, qui, si elle prévalait, ne nous accorderait qu'une paix environnée d'ignominie et de honte, et dont les principales conditions seraient la perte de nos flottes, le comblement de nos ports et l'anéantissement de notre industrie. ”
“ Des magasins, un grand nombre de chariots attelés et chargés de bagages étaient également tombés au pouvoir des Français. Le colonel d'état-major Maison, premier aide-de-camp du maréchal Bernadotte , avait fait prisonniers, sur la route de Braun à Iglau, 350 dragons de Latour et des cuirassiers d'Hohenlohe. Le maréchal Mortier couvrait Vienne avec les deux braves divisions qui composaient son corps d'armée. ”
“ L'empereur, parlait un jour de cette allocution devant le maréchal Berthier, qui en riait: « Voilà comme vous êtes, lui dit-il; eh bien, tous « vos avocats de Paris n'auraient pas si bien dit : « le soldat comprend cela, et voilà comme on ga- « gne des batailles ! » A la bataille d'Essling, le brave général Da- leim, commandant une division du quatrième corps, se trouvait, pendant le plus fort de l'action, sur un point criblé par l'artillerie ennemie. L'empereur, passant près de lui, lui dit : « Il fait chaud de ton côté. — Eh bien! Sire, permettez-moi d'éteindre le feu. — Va! » ”
“ L'archiduc Ferdinand , que nous avons laissé se retirant sur les frontières de Bohême avec les débris de la cavalerie échappés aux désastres d'Ulm , l'archiduc Ferdinand avait réuni dans ce pays (la Bohême) les troupes de nouvelles levées qui s'y trouvaient, et couvrait ainsi, avec un corps de 18 à 20,000 hommes, la droite combinée de l'armée de Moravie. Celle-ci pouvait être évaluée., à cette époque, à 80,000 hommes, et n avait en tête que le corps de cavalerie de Murat, ceux des maréchaux Soult et Lannes, et la garde impériale française, sous les ordres du maréchal Bessières ”
“ « Mais, soldats, nous aurons des marches for- cées à faire, des fatigues, des privations de toute espèce à endurer. Quelques obstacles qu'on nous oppose, nous les vaincrons, et nous ne prendrons pas de repos que nous n'ayons planté nos aigles sur le territoire de nos ennemis. » L'empereur fit aussi une proclamation qu'il adressa aux soldats de l'électeur de Bavière, dans laquelle il leur recommandait de se montrer dignes de leur prince, et de la grande armée avec laquelle ils allaient combattre. N. 15. Le 6 octobre, le 4e corps rencontre l'ennemi à Donowerth. ”
“ Le général Gazan communiqua le plan du major au maréchal Mortier, qui l'approuva et donna l'ordre d'attaquer immédiatement. Alors le major Henriod, s'adressant aux grenadiers qui formaient la tête de sa colonne : Camarades, leur dit-il, nous sommes enveloppés par 30,000 Russes et nous ne sommes que 4,000; mais les Français ne comptent point leurs ennemis, nous leur passerons sur le ventre. Grenadiers du 100e régiment, vous aurez l'honneur de char- ger les premiers, souvenez-vous qu'il s'agit de sauver les aigles françaises. ”
“ Art. 3. Tous les effets appartenant aux officiers leur seront laissés, et les caisses des régiments aussi. Art. 4. Les malades et les blessés autrichiens seront traités comme les malades et les blessés français. Art. 5. Si jusqu'au 25 octobre à minuit inclusivement, des troupes autrichiennes ou russes débloquaient la ville de quelque côté que ce soit, la garnison sortira librement avec ses armes, son artillerie et la cavalerie pour joindre les troupes qui l'auront débloquée. ”
“ Le maréchal Ney s'avançait du Tyrol dans la Carinthie, pour opérer sa jonction avec l'armée d'Italie; enfin, le maréchal Augereau assurait les communications avec la France par la Bavière et la Souabe. N. 57. Le 22, une reconnaissance est poussée jusqu'à Olmutz. (Sujet du bas-relief.) François II sort précipitamment d'Olmutz, tandis que les dragons se présentent devant les palissades. On remarque que la voiture ou est l'empereur l'entraîne sur la route de Pologne ; les valets de pied sont encore à atteler les traits des chevaux. ”
“ Le 5 novembre, le maréchal Murat, avec son corps, ayant passé l'Inn à Muhldorf, bat l'armée russe à Amstettin. On remarque, sur ce bas-relief, des grenadiers s'emparant d'une batterie ennemie; à peu de distance et derrière cette colonne, des cuirassiers foncent également sur les Autrichiens. ”
“ Les troupes ennemies qui occupaient le camp retranché devant Ulm essayèrent de faire une trouée en attaquant la division du général Dupont, qui était en position à Albech sur la rive gauche du Danube; le combat fut très vif et très opiniâtre. Toutefois, les 4e régiment et 9e d'infanterie légère, les 32e, 69' et 96e de ligne, formant la division Dupont, réussirent à tenir tête aux 25,000 hommes qui leur étaient opposés. Presque cernés sur tous les points , ces 6,000 hommes firent face à tout, et 1,500 prisonniers restèrent en leur pouvoir. ”
“ Le 13 octobre, le 4e corps arrive devant Memmingen. L'artiste a représenté une charge faite par un escadron de dragons sur des fantassinsennemis qui sont renversés par le choc de cette cavalerie. Le maréchal Soult est au centre du bas-relief, ce brave général, par son attitude grave et martiale, donne l'exemple du courage à ses soldats. ”
“ Le corps d'armée du général Bernadotte et les divisions bavaroises Deroi et de Wrede, arrivèrent le 10 à Eischstadt et vinrent ensuite prendre position à Ingolstadt : la garde impériale, sous les ordres du maréchal Bessières, se rendit à Augsbourg ainsi que la division de cuirassiers du général d'Hautpoult : l'en- semble de ces mouvements préparait habilement l'éntière défaite de l'armée autrichienne en Souabe. ”
“ Le 4" régiment de chasseurs, qui se trouva le premier sur la rive droite, chargea avec impétuosité sur les ennemis qui tenaient encore, leur tua une vingtaine d'hommes, et fit cinquante prisonniers, parmi lesquels se trouvait un capitaine de hussards. N. 38. Le 29 octobre, l'empereur entre à Braunau ( clef de l'Autriche ) . Sur ce bas-relief, l'empereur est représenté indiquant au général du génie les travaux que l'on doit exécuter pour mettre cette villeen état de défense. — Des sapeurs et soldats du génie sont occupés aux travaux des palissades. ”
“ Tandis que la division Vendamme s'avançait à l'appui des grenadiers engagés, des officiers d'un corps russe, qui étaient sur le point d'être enveloppés, se mirent à crier : Ne tirez pas, nous sommes Français.' La crainte, en effet, de tuer leurs camarades arrêta les Français, qui, n'étant qu'à demi-portée de fusil de leurs adversaires , reçurent bientôt une décharge très-meurtrière. ”
“ Napoléon lui fit un accueil distingué , et lui dit que connaissant le déplorable état où se trauvait l'armée autrichienne , il l'avait fait appeler pour l'engager à employer son crédit auprès de l'archiduc Ferdinand et du général Mack, afin de les déterminer à prendre un parti qui épar- gnât aux troupes renfermées dans Ulm, et aux habitants de cette ville , les suites terribles d'une prise d'assaut. ”
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