Résumé

Observations sur l'histoire militaire depuis Louis XIV jusqu'à nos jours… (1851)

L'histoire critique est le flambeau de la science; l'archiduc Charles et le général Jomini nous en ont fourni des preuves irrécusables; et tout ce qu'un général célèbre peut exiger d'un écrivain, c'est que la critique soit décente, modérée et accompagnée de tous les motifs qui peuvent démontrer une faute, ou l'atténuer.
M. de Boutourlin, en écrivant plus tard la célèbre campagne de 1812, afin d'élever un monument à l'armée russe, a rempli un devoir patriotique, et l'Europe doit lui savoir gré de son entreprise.
Source : Gallica

Observations sur l'histoire militaire depuis Louis XIV jusqu'à nos jours… (1851)

N'y a-t-il pas un peu de naïveté à ne voir dans une disposition si sage que l'effet d'une circonspection poussée jusqu'à la pusillanimité, surtout lorsqu'elle repose, comme celle-ci, sur les maximes les plus incontestables de la stratégie ?
Si Blucher eût accepté la bataille contre le gros des forces françaises, il l'eût perdue, et dès lors les désastres de la Katzbach et de Denewitz n'auraient pas eu lieu ; la campagne entière eût été décidée en faveur de Napoléon, et peut-être dominerait-il encore en Europe.
Source : Gallica

Observations sur l'histoire militaire depuis Louis XIV jusqu'à nos jours… (1851)

Dès lors il y a plus que de la partialité, de la part de M. Fain, à taxer de trahison insigne les efforts que fit l'Autriche pour remonter au rang dont la France l'avait fait déchoir. Nous ne prétendons certes pas justifier les détours machiavéliques dont M. Fain déroule un tableau si affligeant pour la morale : les trames d'un cabinet ne justifient pas les faux points de vue et les perfidies de l'autre : serait-il donc vrai que les mots ruse, fourberie et politique fussent synonymes? Nous aimons encore à en douter.
Le cabinet de Vienne reconnut qu'il avait tout à espérer de la guerre
Source : Gallica

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