Auguste Antoine Grouard

Résumé

Auguste Antoine Grouard L'art de la guerre et le colonel Grouard (1915)

Cela ne nous empêche pas de considérer le chef d'état-major général de l'armée allemande comme un homme de guerre tout à fait supérieur ; car pour juger les chefs d'armée il ne faut pas les considérer isolément, mais les comparer les uns aux autres. Si l'on ne voulait admirer que ceux qui n'ont jamais commis de fautes, on n'en trouverait pas un seul. Frédéric et Napoléon n'en sont pas exempts et si M. de Moltke en a commis après eux, cela ne l'empêche pas d'être, sinon à leur hauteur, du moins incomparablement au-dessus de tous ses contemporains.
Source : Gallica

Auguste Antoine Grouard L'art de la guerre et le colonel Grouard (1915)

« On peut dire d'une autre manière, que la stratégie est la science des généraux en chef ou des « moteurs » ; la logistique, la science des officiers d'état-major ou des organes de transmissions ; la tactique, la science des officiers qui commandent directement les troupes et dirigent l'exécution, ou des machines-outils ; de ces trois parties de l'art de la guerre, la logistique seule est une science positive ; mais c'est aussi de beaucoup la plus facile ; les esprits les plus vulgaires y sont propres. »
On dit souvent d'une grande nation qu'il ne lui manque rien si ce n'est l'ordre.
Source : Gallica

Auguste Antoine Grouard L'art de la guerre et le colonel Grouard (1915)

On peut comprendre maintenant pourquoi le colonel Grouard s'est attaché à étudier les conceptions de Napoléon Ier sur la manière de conduire une guerre. C'est un exemple supérieur dont fait usage un observateur puissant. Le colonel Grouard définissait ainsi, en 1908, les qualités d'un chef d'armée : « Il n'a besoin que d'être pénétré de quelques principes régulateurs, et c'est surtout les dons qu'il possède de la nature, tels que la sagacité, la fermeté de caractère, qu'il tirera une vue judicieuse des solutions qui conviennent aux circonstances ».
Source : Gallica

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