Résumé

Edmond Lenient,  La faute capitale du haut commandement (1920)

“ Mais avant tout et pardessus tout, la manœuvre, c'est-à-dire le concept stratégique.
Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on essaie de se passer de la manœuvre sur un champ de bataille. Napoléon s'y est exercé à Waterloo. On sait combien le procédé lui réussit. Il y a perdu l'Empire et ruiné la France. De quelques beaux détours que
vous recouvriez l'absence de manœuvre, quand bien même vous accumuleriez les discussions mathématiques ou chimiques pour masquer la maladresse en matière de manœuvre stratégique et tactique, vous n'aboutirez fatalement qu'à l'impuissance et à la défaite.
”
Source : Gallica

Edmond Lenient,  La faute capitale du haut commandement (1920)

“ Seul, en quelques heures, ce canon merveilleux triomphera des lignes allemandes, de leurs mitrailleuses, tranchées, canons lourds, masses d'infanterie. Pas l'ombre d'un doute à cet égard.
Ce n'est pas un canon, c'est une panacée universelle et infaillible qui remplace stratégie et tactique. On va devant soi, tout droit. Les tranchées se comblent, les canons se taisent, l'ennemi disparaît. Le canon Archer se suffit à lui-même et répond à tout le reste. Il est imbattable et vainqueur. Il va si ville que les batteries adverses ne peuvent l'atteindre.
”
Source : Gallica

Edmond Lenient,  La faute capitale du haut commandement (1920)

“ La guerre se résout-elle dans un labeur stérile de techniciens ou ne consiste-t-elle pas plutôt à comprendre, à prévoir, à calculer, à diriger ? Le bon sens n'est-il plus maître ? Du moment que le bon sens, l'a seule lecture de la carte et l'analyse de nos moyens d'action démontraient que l'attaque de l'aile marchante allemande ne pouvait donner aucun résultat favorable, que nos ressources en effectifs, canons, munitions, ne nous permettaient pas d'aborder l'ennemi dans des conditions heureuses, n'était-ce pas une folie que de s'acharner sur Charleroi ? ”
Source : Gallica

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